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L’armée de l’air turque a lancé une nouvelle opération avec l'aide de rebelles syriens pour chasser de sa frontière, à l'enclave d'Afrine, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Cette organisation est considérée comme un groupe terroriste par Ankara mais alliée incontournable de Washington dans la lutte contre les djihadistes en Syrie. L'offensive s'est intensifiée, après l’échec de plusieurs tentatives d’invasion terrestre, avec des raids aériens et de violents combats qui ont provoqué des milliers de déplacés.

Ankara ne cesse de réitérer sa détermination à poursuivre son offensive lancée le 20 janvier, malgré les appels à la retenue par l’ensemble de la communauté internationale. Les combats les plus violents se déroulent principalement dans le nord et l'ouest de la région. Ils sont accompagnés de tirs d'artillerie et de frappes aériennes turques, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). À Afrine, quelque 15 000 personnes fuyant les combats ont été déplacées dans la région, tandis qu'un millier ont trouvé refuge dans la province voisine d'Alep, selon Ursula Mueller, secrétaire générale adjointe de l'ONU chargée des affaires humanitaires.

Des responsables kurdes ont affirmé que les bombardements turcs sur Afrine mercredi avaient tué un enfant et blessé 10 civils. La Turquie dit prendre pour cible uniquement les positions militaires des YPG. Mardi, le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, a assuré devant le Parlement que l'armée et les rebelles syriens qui lui sont alliés «n'ont fait de mal à aucun civil». Du côté turc, une adolescente de 17 ans a été tuée mercredi dans la ville frontalière de Reyhanli par une roquette tirée depuis le nord de la Syrie, une attaque imputée aux YPG par l'agence de presse officielle turque. Les villes frontalières turques sont régulièrement la cible de tirs de roquettes qui ont déjà fait au moins quatre morts. Cinq de ces roquettes sont tombées dans la journée de mercredi sur Reyhanli, dont trois sur le quartier de Gültepe, tuant l'adolescente. Reyhanli a reçu plusieurs dizaines de roquettes depuis le début de l'offensive et de nombreux habitants quittent la ville pour se réfugier chez des proches.

Évoquée depuis plusieurs mois, l'intervention turque à Afrine a été précipitée par l'annonce de la création d'une «force frontalière» incluant les YPG et parrainée par la coalition internationale anti-djihadiste dirigée par Washington. La Turquie n'a jamais accepté l'autonomie de facto établie par les Kurdes dans le nord de la Syrie à la faveur du conflit, craignant de voir sa propre communauté kurde développer des aspirations similaires.

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