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Tout en étant convaincu du non-interventionnisme dans le bourbier syrien, Trump ordonne une fausse frappe militaire contre ce pays et ménage ses relations avec les Russes. Avec les Saoudiens qui lui organisent une fête à 75 millions de dollars, Trump négocie pour 350 milliards de dollars d’armes et donne le feu vert à la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite pour asphyxier le Qatar.
 
 
 
Le 4 avril 2017. L’aviation syrienne bombarde la localité de Khan Sheikhoun située à proximité d’Idlib dans le nord-ouest de la Syrie. Objectif : déloger des rebelles qui tiennent farouchement leur position. Cette attaque va faire plus de 200 morts, victimes du gaz sarin. La diplomatie mondiale s’emballe, les différents services de renseignement concluent à une attaque chimique, et l’ONU ordonne une enquête. Selon le récit de Michael Wolff, Trump convoque une réunion dans le bureau ovale pour visionner une vidéo documentant l’attaque.
Le nouveau président flaire l’opportunité de se montrer plus ferme que Barack Obama et feint de tenir tête aux Russes. Stephen Banon, qui a de moins en moins l’oreille du président, est la seule voix dissonante concernant la décision d’une attaque des positions de l’armée régulière syrienne. «C’était l’argument d’un puriste : garder les États-Unis à l’extérieur des problèmes insolubles».
 
À la doctrine de non-réponse des États-Unis défendue par Bannon s’opposait le bellissime des militaires et du team Jarvanka-Powell-Cohn-McMaster. La fin de Bannon n’était qu’une question de temps puisque le président avait déjà accepté la demande de McMaster que Bannon soit écarté du Conseil national de sécurité. Paradoxalement, Wolff nous apprend que Trump appréciait secrètement la vision stratégique de Bannon : pourquoi faire quoi que ce soit, si ce n’est pas nécessaire ? Pourquoi feriez-vous quelque chose qui ne vous apporte rien ? Pourquoi risquer de croiser le fer avec les Russes, principal soutient de Bachar El-Assad, d’autant plus que l'attaque chimique n’a pas changé fondamentalement l’équilibre des forces sur le terrain ?.
 
Si l’auteur a révélé que l’annonce du retrait de Bannon a été faite le lendemain de l’attaque, il a fait en revanche l’impasse sur la réalité de cette opération. Selon plusieurs médias, Trump aurait sauvegardé le chou et la chèvre : diligenter une attaque contre les positions de l’armée syrienne à Khan Sheikhoun, mais faire en sorte qu’elle ne fasse aucune victime ni perte matérielle pour les protégés de Vladimir Poutine. 

Aux origines de la coalition contre le Qatar

Sur la route déserte vers la capitale Riyad, le cortège présidentiel traverse les nombreux panneaux d’affichage avec Photos de Trump et du roi de l’Arabie saoudite. L’enthousiasme du président semblait être causé par la promesse de ce voyage. Dans les jours qui ont précédé son départ, les Saoudiens s’étaient engagés à financer une toute nouvelle présence militaire dans le royaume qui supplanterait le quartier général du commandement américain au Qatar».
 
En vérité, sa version de ce qui serait accompli était un saut quantique au-delà de ce qui a été convenu.Les Saoudiens achèteraient immédiatement 110 milliards de dollars d’armes américaines sur un total de 350 milliards de dollars sur dix ans, ce qui va générer des investissements aux États-Unis et des milliers d’emplois. On apprend que les Saoudiens ont organisé une fête qui a coûté de 75 millions de dollars en l’honneur de Trump, sa famille et quelques chefs d’État arabes. Parmi eux, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi qui, à la limite de la lèche, lance à Trump : «Vous êtes une personnalité unique capable de réaliser l’impossible». La réponse de Trump est sans détour : «J’aime vos chaussures, gars !».
À la fin de la visite du président américain, l’Arabie Saoudite et ses alliés lancent un plan hostile contre le Qatar.

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