A lire aussi

22-05-2018 08:50

Les Inspirations ÉCO sur un trend haussier

Selon les statistiques de l’OJD Maroc, les ventes du quotidien économique sont passées de 6.645…
Rejoignez nous sur :
GCAM Engagés pour une Afrique solidaire
Monde

 Maintenant que Trump est à la Maison blanche, la guerre entre les Juifs et non-juifs, qui composent son carré d’as, fait rage. À l’international, il s’accommode avec le jeune prince saoudien MBS, son alter ego et puissant allié pour appliquer sa nouvelle doctrine de politique étrangère au Moyen-Orient. Son gendre Kushner fait désormais office de «nouveau Kissinger».

Dès son arrivée dans le bureau ovale, les premiers heurts entre les «hommes du président» vont resurgir. Sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner manœuvrent dans les coulisses pour se faire une place dans le cœur nucléaire du pouvoir, mais ils doivent compter avec la rivalité du puissant conseiller du président, Stephen Bannon, qui conspire pour les écarter, rapporte Michael Wolff. Bannon qui savait que Kushner ambitionnait de mettre le grappin sur le dossier des relations israélo-américaines, considère que le jeune homme n'est pas assez «dur» pour assurer sa mission, et propose le nom d’un animateur de Fox News pour ce portefeuille stratégique. Les relations entre les deux hommes se gâtent au point que Kushner traite Bannon d’antisémite. Michael Wolff révèle que Donald Trump traîne la réputation d’affairiste, dont le père est un homme brutal qui ne cachait pas sa détestation pour les Juifs, lesquels étaient ses principaux concurrents dans le business de l’immobilier. Trump
lui-même qui a grandi et prospéré à New York, la plus grande ville juive du monde, ne les tenait pas en haute estime, mais, business oblige, il a appris à composer avec eux. Une fois au pouvoir, il va nommer son gendre Kushner comme principal «go between» avec Israël. «Henri Kissinger dit que Jared va être le nouveau Henry Kissinger», a déclaré Trump. Venant de lui, cela sonne comme un compliment et une insulte, rapporte l’auteur.

Trum-MBS, le beaujolais nouveau

La première démonstration de Trump en politique étrangère est certainement les accords d’armement mirobolants signés avec l’Arabie Saoudite. Son principal interlocuteur est le prince héritier, Mohammed Ben Salman Ben Abdulaziz Al Saoud, alias MBS. Alors que le pays est à la dérive et que les rivalités entre les différentes branches de la maison des Saouds font rage, MBS force l’unanimité par tous les moyens autour de sa personne. Son plan : moderniser le pays avant qu'il ne soit trop tard. Dans le livre de Wolff, on apprend que le jeune prince de 31 ans est décrit comme un joueur invétéré de jeux vidéos, impulsif, mais charmeur. Son plan consiste à relancer l’économie et faire de son pays une copie de Dubaï.

MBS et Trump, deux ultralibéraux pressés, étaient faits pour s’entendre. Wolff rapporte que la devise de Trump en politique étrangère est simple : «Qui a le pouvoir ? Donne-moi son numéro !». Sa règle numéro deux est encore plus triviale : L'ennemi de mon ennemi est mon ami. Une formule qui échafaude sa politique au  Moyen-Orient, particulièrement en ce qui concerne l’Iran.

«Il y avait quelque chose de curieusement aligné entre la famille Trump et MBS. Ce dernier n’avait eu aucune éducation en dehors de l'Arabie Saoudite. Dans le passé, cela avait fonctionné pour limiter les options saoudiennes... personne n'était préparé pour explorer avec confiance de nouvelles possibilités intellectuelles. MBS et Trump étaient sur un pied d'égalité. Leur culture modeste a fait qu’ils se sont sentis rapidement à l'aise l’un avec l’autre. Lorsque MBS s'est offert à Kushner comme son «homme» en Arabie Saoudite, c'était comme rencontrer quelqu'un de bien à votre premier jour d'internat», a déclaré un ami de Kushner à l’auteur.

Après la visite de Trump en Arabie Saoudite, sa politique étrangère commençait à être visible à l’œil nu. En clair, sa politique étrangère s’articule désormais autour de trois axes : «les pouvoirs avec lesquels nous pouvons travailler, les pouvoirs avec lesquels nous ne pouvons pas travailler et enfin les pays dont le pouvoir est insignifiant, qui peuvent être sacrifiés ou ignorés». Une doctrine qui rappelle la guerre froide de l'époque où les États-Unis étaient à l’apogée de leur puissance. Dans le détail, il s’agit de renforcer l’axe Riyad-Jérusalem pour contrer l’alliance Beyrouth-Damas-Bagdad-Téhéran.

Sa devise électorale «Make America great again» est enfin en marche.

A suivre.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages