A lire aussi

19-02-2018 13:02

Le traitement s’accélère, mais l’exécution bloque toujours

Malgré une hausse considérable des affaires jugées en 2017, le taux d'application des jugements et…
Rejoignez nous sur :
Monde

Plusieurs partis allemands d'opposition ont appelé à l'abrogation d'une nouvelle loi contre les propos incitant à la haine sur les réseaux sociaux, expliquant qu'il ne relevait pas des compétences des entreprises privées de déterminer le caractère délictueux de certaines déclarations.

Entrée en vigueur le 1er janvier courant, cette loi prévoit une amende pouvant atteindre 50 millions d'euros contre des sites qui ne prendraient pas les mesures nécessaires pour retirer rapidement des déclarations appelant à la haine.

Depuis l'entrée en vigueur de cette loi, qui laisse craindre que les réseaux sociaux adoptent des positions plus restrictives que nécessaire.

Twitter a retiré des messages du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) visant les musulmans et les migrants et un magazine satirique, Titanic, qui se livrait à une parodie des commentaires de l'AfD, a été bloqué.

Le secrétaire général des libéraux du FDP, Nicola Beer, a déclaré au Welt am Sonntag que les instances judiciaires devaient disposer des moyens nécessaires afin d'appliquer cette loi plutôt que d'en confier la charge aux opérateurs de plates-formes.

«Les derniers jours ont clairement montré que les fournisseurs privés n'étaient pas toujours en mesure de prendre les bonnes décisions quand il s'agit de déterminer si des déclarations potentiellement délictueuses sont illégales, satiriques ou simplement l'expression d'un mauvais goût qui doit malgré tout être toléré en démocrati», a-t-il fait savoir, estimant que cette nouvelle loi devrait être remplacée par une autre.

Faisant référence à la suspension du compte de Titanic, la dirigeante de file des Verts, Simone Peter, a pour sa part expliqué dans le même journal qu'il n'était pas acceptable que des entreprises américaines puissent influencer la liberté d'opinion et de la presse en Allemagne, notant que des réseaux comme Twitter doivent endosser une part de la responsabilité des messages postés, mais «sans se voir octroyer le rôle de juge».

«La loi est un camouflet à tous les principes démocratiques parce que, dans un Etat constitutionnel, ce sont les tribunaux et non les entreprises qui déterminent ce qui est légal et ce qui ne l'est pas», a déclaré de son côté la cheffe du groupe parlementaire de Die Linke, Sahra Wagenknecht au groupe de presse Funke, affirmant que sa formation était favorable à un abandon de la loi.

 

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages