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«Aucun président n’a voulu reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Aujourd’hui nous reconnaissons l’évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d’Israël. Ce n’est ni plus ni moins que la vérité. C’est la raison pour laquelle en conformité avec la loi, j’ai donné l'instruction de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem.»

C'est avec ces quelques mots que le président américain Donald Trump a reconnu officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël. Il rompt ainsi avec des décennies de diplomatie américaine et internationale. Il a revendiqué «une nouvelle approche» sur le conflit israélo-palestinien, assurant tenir une promesse que ses prédécesseurs ont «échoué» à respecter. Par ailleurs, le chef d'État a ordonné des préparatifs pour le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

Les mises en garde, y compris celle du pape François, ont afflué mercredi à l'adresse de Donald Trump. «Je ne peux taire ma profonde inquiétude, a déclaré le pape lors de son audience hebdomadaire. J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU. » Il a exalté «sagesse et prudence» devant le risque d'ajouter aux convulsions mondiales. Le roi Mohammed VI a exprimé au président américain sa profonde préoccupation personnelle ainsi que la grande inquiétude ressentie par les Etats et les peuples arabes et musulmans suite aux informations sur l'intention de l'administration américaine de reconnaître Al Qods comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des Etats-Unis. Le roi Salmane d'Arabie saoudite, grand allié de Washington, a prévenu qu'une telle décision risquait de provoquer «la colère des musulmans», tant Jérusalem, qui abrite le troisième lieu saint de l'Islam, à savoir l'esplanade des Mosquées, qui est un cri de ralliement puissant pour les musulmans.

La Chine et le Royaume-Uni, deux membres permanents du Conseil de sécurité, mais aussi la Syrie ont joint leurs voix au concert de la réprobation. La Turquie a brandi le spectre d'un «incendie » régional. «Jérusalem est une ville unique, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, qui y vénèrent les lieux saints de leurs religions respectives, et elle a une vocation spéciale pour la paix», a déclaré le pontife argentin mercredi devant des milliers de fidèles au Vatican.

Nabil Chaath, haut conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, a déclaré que toute reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël signifierait la fin de la médiation américaine pour relancer le processus de paix, à l'arrêt depuis l'échec de la dernière tentative américaine en 2014. De son côté, l'avocat israélien, Danny Seidemann, a déclaré : «Cette décision va avoir un effet déstabilisant, mais ça peut prendre du temps. Je pense que l'effet majeur va être que les États-Unis auront pris partie ouvertement pour l'un des sujets les plus sensibles et radioactifs du conflit et de fait, se seront disqualifiés eux-mêmes comme un médiateur équitable.»

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