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Au volant d'une camionnette de location, Sayfullo Saipov a fauché mortellement huit personnes et blessé 11 autres. Il a ensuite quitté son véhicule, armé d'un fusil à air comprimé et d'un fusil de paintball, avant d'être touché par un tir de la police et d'être appréhendé.

Il est arrivé d'Ouzbékistan en 2010.

Sayfullo Saipov est un ressortissant d'Ouzbékistan. Il est arrivé aux États-Unis légalement après avoir obtenu une carte verte grâce au système de loterie de visas. Il s'installe dans l'Ohio, d'après le New York Times, à qui une connaissance de l'époque raconte qu'il maîtrisait peu l'anglais. Avant de rejoindre Paterson, dans le New Jersey où il vit aujourd'hui. «Il aimait les États-Unis. Il avait l'air d'avoir beaucoup de chance, il était toujours heureux et disait que tout allait bien. Il n'avait pas l'air d'un terroriste, mais je ne le connaissais pas», raconte un de ses voisins à Paterson qui rapporte l'avoir souvent vu avec sa femme et ses deux enfants.

Il était chauffeur Uber

Après son arrivée aux États-Unis, Sayfullo Saipov a été chauffeur routier, affirme le New York Times. Quand il s'est installé dans le New Jersey, il a troqué les camions pour les Uber. Un cadre de l'entreprise affirme que l'étude de ses antécédents n'avait rien révélée. «Nous sommes en train de passer en revue l'historique de ce partenaire avec Uber, explique-t-il, et nous n'avons pas identifié de rapports alarmants sur la sécurité.»

Il était connu de la police mais pas pour des faits liés au terrorisme

Sayfullo Saipov était connu des autorités, mais dans le cadre d'une enquête sans lien avec le terrorisme, affirment des sources au New York Times. Il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt dans le Missouri, pour ne pas s'être rendu au tribunal où il devait être jugé pour un délit routier. Dans la camionnette utilisée pour foncer sur la foule, les enquêteurs ont découvert des notes manuscrites en arabe dans lesquelles il prête allégeance à l'État islamique mais ils n'ont trouvé aucun signe de liens entre le groupe jihadiste et Sayfullo Saipov. Ils (les enquêteurs) le considèrent plutôt comme un terroriste inspiré par l'organisation que comme un de ses membres. Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a expliqué que Sayfullo Saipov s'était radicalisé aux États-Unis et qu'il était «lié à l'État islamique», sans donner plus de précisions. Il l'a aussi décrit comme un «loup solitaire», qui n'était pas entouré par un réseau. Le FBI a tout de même indiqué avoir localisé un autre Ouzbek, du nom de Mukhammadzoir Kadirov, qu'elle veut interroger dans le cadre de l'attaque. Selon des enquêteurs, Sayfullo Saipov est soupçonné d'avoir été en contact avec Mukhammadzoir Kadirov mais également avec une autre personne. Ils n'ont pas voulu donner d'autres précisions. Secret d’instruction oblige !

Il préparait son attaque depuis un an

Sayfullo Saipov préparait son attaque depuis un an environ et s'était décidé pour une attaque au camion-bélier il y a deux mois, indique la plainte déposée par le parquet fédéral après l'hospitalisation du suspect. Le jeune Ouzbek a également indiqué avoir fait un essai de véhicule le 22 octobre pour apprendre à faire tourner sa camionnette. Il a ajouté qu'il pensait à l'origine poursuivre son trajet jusqu'au pont de Brooklyn, qui traverse l'East River au
sud-est de Manhattan. Selon la plainte, il a précisé avoir choisi le jour d'Halloween «pour être sûr qu'il y aurait beaucoup de gens dans les rues». Après sa virée, il a reconnu avoir crié «Allah Akbar» en sortant de son véhicule. Il a également avoué aux enquêteurs être l'auteur des écrits en arabe mentionnant daesh retrouvés à proximité du camion et de nombreuses images de propagande de l'organisation terroriste figuraient dans ses deux téléphones portables.

«Satisfait» de ses actes, il a été provocateur à l'hôpital

Selon la plainte du parquet fédéral, Sayfullo Saipov n'a montré aucun regret après sa virée mortelle, se disant «satisfait de ce qu'il a fait». Il a même demandé à pouvoir déployer le drapeau noir de l'EI dans sa chambre d'hôpital, selon les enquêteurs. Cette attitude a visiblement déclenché la fureur du président américain. «Le terroriste de NYC était satisfait et a demandé que le drapeau de l'EI soit accroché dans sa chambre d'hôpital. Il a tué huit personnes et en a grièvement blessé 12. Il devrait être condamné à mort !», a écrit Donald Trump sur Twitter. Le président américain pourrait sur ce point obtenir satisfaction. Sayfullo Saipov est effet déjà cité pour deux chefs d'inculpation fédérale. Il s’agit de violence et destruction de véhicules et soutien à une organisation terroriste étrangère, qui l'exposent à la prison à perpétuité mais le procureur de Manhattan a évoqué une procédure qui permettrait de requérir la peine de mort.

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