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Des rebondissements dignes d’une production américaine ont agrémenté la journée d’aujourd’hui en Espagne, où le scénario d’élections anticipées devrait être le premier pas vers le dénouement. Le président catalan Carles Puigdemont a créé une situation inédite en avançant son discours, avant finalement de l’annuler.

La Catalogne et le reste de l’Espagne ont vécu, ce jeudi, une nouvelle journée de suspense, digne des grands scénarios hollywoodiens.

Les appels à l’abandon de la voie désastreuse de la déclaration unilatérale se sont accentués la journée, alors que le spectre de la mise sous tutelle de l’administration catalane s’approchait. La Chambre haute espagnole devrait voter, demain vendredi, les mesures proposées par le gouvernement espagnol, dans le cadre de l’article 155, pour reprendre le contrôle de cette région.

Depuis le début de la semaine, des réunions frénétiques ont eu lieu au Palais de la Generalitat, siège du gouvernement catalan.

Dés le début de la journée de ce jeudi, les assertions à propos de la décision que devrait prendre le chef du gouvernement catalan, étaient aussi diverses que contradictoires.

Au fil des heures, la confusion a envahi les rédactions espagnoles et les déclarations se suivaient mais ne se ressemblaient point.

L’aile radicale du gouvernement catalan agitait son discours récriminant «la déloyauté au peuple», en cas d’abandon de déclaration unilatérale d’indépendance.

Une médiation du «Lehendakari», le chef du gouvernement basque aurait été décisive pour que l’entourage du chef de l’Exécutif catalan, Carles Puigdemont, penche pour la convocation des élections. Cette piste a été confirmée par la cascade de protestations dans les rangs des Catalanistes qui s’ensuivit. Or, l’annonce d’une comparution de Puigdemont à 13h30 et son annulation, après un deuxième report, a libéré, encore une fois, le démon des spéculations.

L’on disait que l’Exécutif catalan attendait des garanties de Madrid de jeter à la poubelle la menace d’intervention en Catalogne. Un engagement auquel Mariano Rajoy s’est opposé.

De fait, Puigdemont était littéralement assiégé. Sa coalition gouvernementale, principalement l’aile radicale réclamait une déclaration fracassante d’indépendance, une décision lourde de conséquences.

De l’autre côté de l’Ebre, Madrid se frottait les mains. Puigdemont allait lui remettre, sur un plateau en or, la très sacrée autonomie sur laquelle repose le rêve catalaniste. D’autant plus que les partisans d’un abandon de la déclaration d’indépendance ont commencé à faire entendre, bruyamment, leurs voix. Un manifeste signé par 5.000 noms du milieu culturel catalan, a été publié aujourd’hui jeudi dans un journal catalan, appelant le «President» à rétropédaler et à convoquer des élections constituantes. Aussitôt que l’hypothèse d’une convocation d’élections a pris du poids, des manifestations ont parcouru les rues réclamant la démission de Puigdemont et l’accusant de «trahison». Le report de sa comparution n’a fait qu’attiser la tension. Au moment où les tractations battaient leur plein, les manifestants, majoritairement des indépendantistes, ont assiégé le Palais de la Generalitat, au cri de «traître». La fracture est bel et bien consommée.

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