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Le placement sous tutelle de la Catalogne n’est que le début d’un nouveau chapitre dans ce feuilleton politique qui pourrait se solder par un retour en force des indépendantistes à travers les urnes.
 
Après une série d’ultimatums et d’échanges épistolaires entre le gouvernement régional catalan et le pouvoir central à Madrid, le gouvernement espagnol a enclenché la procédure permettant de destituer l’Exécutif catalan présidé par Carles Puigdemont. Le Conseil des ministres extraordinaire, qui s'est tenu samedi, a sans surprise approuvé les séries de mesures conduisant à écarter l’équipe aux commandes de la Generalitat, le gouvernement catalan.
 
Pour Madrid, Puigdemont est «hors de l’État de droit». Madrid estime avoir opté pour une «frappe chirurgicale», à savoir la destitution des personnes ayant conduit la région à cette situation, comme l’a laissé entendre Rajoy. Concrètement, les affaires courantes des départements régionaux catalans seront gérées par les ministères centraux à Madrid. Outre l’administration, la police catalane, los Mossos d’Esquadra, doivent désormais obéir au ministère de l’Intérieur espagnol. Le chef de la police catalane, poursuivi par la justice pour sédition, sera aussi destitué.
 
De même, le pôle audiovisuel régional public devrait connaître une intervention du pouvoir central. Rajoy a promis l’organisation d’élections dans un délai de six mois, à condition que «la légalité constitutionnelle soit rétablie». Cependant, les modérés catalans estiment que Madrid a durci le ton en proposant «un 155 sévère». Selon le très respecté écrivain catalan Eric Juliana, «la Catalogne est punie». Toutes ces mesures doivent être approuvées par le Sénat espagnol où le parti au pouvoir est majoritaire. Ironie de l’histoire, les indépendantistes catalans ont jugé les mesures imposées par Madrid anticonstitutionnelles, oubliant que le gouvernement catalan a bravé toutes les décisions rendues par ce tribunal.
 
Mais il est vrai qu’une pluie de recours devrait s'abattre sur le Tribunal constitutionnel pour dénoncer l’incohérence constitutionnelle du pack interventionniste de Madrid. Toutefois, Rajoy est épaulé dans cette odyssée par le principal parti de l’opposition, le PSOE, et bien entendu Ciudadanos, fervent défenseur de l’application de l’article 155 depuis l’organisation du référendum.
 
Tard dans la soirée de samedi, Puigdemont a à son tour adressé un discours dans lequel il a appelé le Parlement catalan à convoquer une séance plénière pour débattre de la réponse à envoyer à Madrid. Averti, Puigdemont a évité de dévoiler l’ordre du jour de cette séance, afin d’éviter que le Tribunal constitutionnel intervienne et suspende la session. Quelle marge de manœuvre lui reste-il? Deux hypothèses se profilent à l'horizon: une déclaration unilatérale d’indépendance proclamée par les députés afin que ces derniers en soient les «responsables» ou une dissolution du Parlement et la convocation d'élections. De fait, tant que le Sénat n’a pas approuvé les mesures présentées par le gouvernement de Rajoy, le chef de l’Exécutif catalan peut encore convoquer des élections et mettre fin au mandat du Parlement.
 
Une option à laquelle adhèrent pleinement les modérés de la cause catalane. Mais peut-être que Puigdemont succombera aux chants des sirènes indépendantistes qui ne cessent de réclamer une solennelle déclaration unilatérale d’indépendance. Un nouveau chapitre vient de s’ouvrir dans cette crise.
 

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