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Seul survivant du commando des djihadistes qui ont attaqué Paris en novembre 2015, Salah Abdeslam aurait convoyé les auteurs de ces attentats via la Hongrie et s’appuyant sur l’aide d’une organisation humanitaire. Les détails.

Depuis son transfert de Belgique vers la prison française de Fleury-Mérogis (Essonne) le 27 avril 2016, le principal suspect et unique survivant des attentats du 13 novembre 2015 se mure dans un silence total. De quoi donner du fil à retordre aux enquêteurs français et belges. Prisonnier modèle, sous vidéosurveillance 24 heures sur 24, Salah est devenu pour ses avocats et pour les enquêteurs un puits sans fond qui se refuse à livrer les secrets de ce casse-tête qui consiste à identifier les commanditaires de cette vague d’attentats et les soutiens logistiques dont les auteurs ont bénéficié. Pour reconstruire les pièces de ce puzzle, la collaboration entre les services européens chargés du contre-terrorisme commence à donner ces fruits, même si la moisson est maigre pour le moment. 
Grâce à la collaboration du contre-terrorisme hongrois (TEK), les enquêteurs ont découvert que Salah Abdeslam s’était rendu à Budapest à trois reprises, au cours de l’été 2015, soit quelques mois avant les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles le 22 mars 2016.

Point de rassemblement jihadiste

Selon le quotidien hongrois, Magyar Idök, du lundi 14 août, plusieurs terroristes auraient profité du déferlement des migrants sur l’Europe via la Turquie et les Balkans pour se faufiler et se réunir à Budapest. Et c’est là où Salah entre en scène. Sa mission consistait à récupérer ces terroristes formés par Daech aux abords de la gare internationale de Budapest. Magyar Idök avance le chiffre de 13 terroristes, dont trois membres du commando du Bataclan -Omar Ismaël Mostefaï, Mohamed Foued-Aggad et Samy Amimour-, tous récupérés par Abdeslam, le 17 septembre 2015.
L’autre nouvel élément révélé par l’enquête montre que Salah et ses complices utilisaient des cartes téléphoniques SIM hongroises achetées par un interprète à Kiskorös, dans le sud de la Hongrie et auraient bénéficié de l’assistance involontaire des nombreux bénévoles qui venaient en aide aux migrants. Mieux, Salah Abdeslam a séjourné à deux reprises dans l’appartement d’un membre d’une organisation humanitaire. Ces nouveaux éléments de cette enquête éreintante pour les polices française et belge débouchent sur plusieurs zones d’ombre qui empêchent la reconstitution du trajet des terroristes et des complicités dont ils ont bénéficié sur le territoire européen.

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