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Les pages dédiées à la vérification d’infox se multiplient sur les réseaux sociaux. Gérées par des administrateurs qui consacrent beaucoup de leur temps à la documentation web, ces pages se sont donnée pour mission, la correction de toute fausse information ou rumeur qui circule sur la toile marocaine.

“Matpartagich” (“Ne partage pas”) tente de filtrer les fake news et proposer la version réelle de ces actualités. Avec une communauté dépassant les 47.000 abonnés, cette page reste la plus connue et suivie sur Facebook.

Contrôler l'incontrôlable …

Sur les réseaux sociaux, les fake news pullulent. Les infox circulent généralement plus vite que les actualités bien vérifiées. Selon Adil Fattoumy, expert digital, la propagation rapide des fake news est principalement “due à l’aspect souvent sensationnel porté par ce type de contenu qui devient vite viral à travers une attraction efficace des internautes”. Une viralité considérée par les algorithmes de Facebook comme signe de “pertinence”, d’où l’action de la mise en avant adoptée par le réseau social pour toucher un maximum d’utilisateurs.

“Les médias locaux et internationaux sont également responsables de cette propagation. En l’absence de journalistes constamment connectés et conscients de la rapidité imposée par le digital, les infox se font une vraie place chez les lecteurs, le processus de correction apportée par les professionnels d’information devient peu efficace”, reproche l’expert aux journalistes.

Réactivité, est le mot clé! Il ne faut pas attendre que la publication soit virale pour agir et la corriger. Les communiqués, articles et sorties médiatiques mûrement réfléchis sont des solutions peu efficaces pour apporter une correction rapide. L’instauration d’un système de veille, de suivi mais surtout d’une stratégie community manager est indispensable pour créer un contenu natif et sponsorisé adapté à être valorisé par les réseaux sociaux.

Du natif, voilà ce que produisent les traqueurs des fake news. Contacté par LesECO.ma, l’admin de “matpartagich” se dit ravi de pouvoir rapporter l’information confirmée à sa communauté. Il reste néanmoins sceptique quant à la sécurisation du contenu, et souhaite passer à l’étape supérieure avec la création d’un site dédié à la mission, qui porterait le même nom. “J’ai besoin de sécuriser mon contenu, une page Facebook peut disparaître du jour au lendemain”, nous explique le traqueur des fake news, qui affirme passer de longues heures de documentation sur le web pour apporter la bonne information.

Une démarche durable, voici ce que recherche l’administrateur de “matpartagich” qui lancera son site dans un mois, nous confie-t-il.

Seulement à travers des liens externes, son contenu sera également devancé par les publications natives, principalement porteuses de fake news. “Je souhaite à travers la fidélisation, faire migrer les abonnés actuels de la page vers le site par accès direct, un travail complexe mais pas réalisable”, explique l’admin de “matpartagich", ajoutant qu’il lancera un appel à travers sa page pour recruter des personnes intéressées pour traquer et corriger les infox.


Un projet rentable

De Facebook au business, l’admin de “matpartagich” souhaite faire de sa page une marque de référence dans le traitement des fake news. Un projet qui impliquera d’autres parties, et sera lancé dans le cadre d’une startup organisée dans quelques mois.

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