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Fondé en 1933, le quotidien libanais, An-Nahar, icône de la presse dans le pays du cèdre a publié aujourd’hui une édition ne comportant que des pages blanches. Choqués par ce numéro, les lecteurs ont pensé que le journal souhaite transmettre une crise financière dont il souffre, une hypothèse qui a vite été écartée après la déclaration de Nayla Tuéni, rédactrice en chef du support.

Dans une conférence de presse tenue à Beyrouth, Tuéni a déclaré : "Les gens sont lassés et An-Nahar est fatigué d'écrire sur vos excuses et vos sempiternelles promesses vides".

Selon elle, cette édition est sortie pour exprimer le ras-le-bol général qui concerne le blocage politique et les difficultés économiques qui minent le petit pays méditerranéen.

Ce numéro a été également adapté à la version électronique du prestigieux quotidien. En plus de huit pages vierges dans la version imprimée, le journal a mis des blocs vides sur la page d’accueil de son site.

Après 85 ans à écrire sur, et pour, le peuple libanais, la situation ne semble plus analysable pour tous les journalistes du quotidien.

"Dieu seul sait combien de temps nous allons attendre pour voir" la formation d'un gouvernement, a ajouté Tuéni. En effet, le Premier ministre, Saad Hariri, reconduit après les législatives de mai, cherche toujours à former un gouvernement, impasse qui met en péril une aide internationale de 11 milliards de dollars.

L'absence de gouvernement entrave la concrétisation de projets d'infrastructures de plusieurs milliards de dollars promis lors d'une conférence d'aide internationale en avril à Paris.


Les partis politiques de ce petit pays multiconfessionnel, de quatre millions d'habitants, échouent depuis des mois à trouver un accord sur la formation d'un nouveau gouvernement.


Le Liban, qui a connu 15 ans de guerre civile (1975-1990), est régi par un système complexe de partage du pouvoir, entre les différentes confessions, destiné à maintenir des équilibres communautaires fragiles.

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