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Médias

Les assises de la presse francophone qui se tiennent en Arménie du 9 au 12 octobre s’articulent autour du thème « Médias et migrations ». Comme il n’y a pas de « mots neutres », le défi pour les journalistes est de traiter la question de la migration avec objectivité sans verser dans le sensationnel.

Les travaux des 47èmes assises de l’Union de la presse francophone (UPF) ont lieu, cette année, à Tsaghkadzor, près de d’Erévan en Arménie. Du 9 au 12 octobre, près de 300 personnes, journalistes et experts des médias, vont débattre autour du thème « Médias et migrations ». Un sujet plus que jamais d’actualité. Le choix de l’Arménie pour l’organisation des assises n’est fortuit. « D’abord, c’est une tradition pour l’UPF de tenir ses assises dans le pays hôte du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Ensuite, on ne peut parler d’exode de populations et de persécution sans penser à l’Arménie qui a vu partir, à son corps défendant, toutes ses forces vives », a déclaré Madiambal Diagne, président de l’UPF internationale lors de la séance inaugurale, ce mardi.

Si la migration est un grand défi pour les pays d’accueil sur les plans socio-culturels, linguistiques et d’intégration, elle l’est aussi pour les médias. Comment en effet traiter des questions liées à la migration, en restant objectif et sans verser dans le sensationnel ? « Il n’y a pas de mots neutres. La charge positive ou négative d’un mot ou d’une expression peut fausser la compréhension et l’opinion du lecteur », a écrit le journaliste Pierre Ganz dans un livre intitulé «Chroniques de déontologie ». « C’est d’autant plus vrai que les migrations et les migrants suscitent beaucoup de fantasmes et de fausses idées », renchérit Tidiane Dioh, responsable des programmes médias à l’OIF. De fait, un article ou reportage négatifs peuvent anéantir tous les efforts d’intégration d’une communauté étrangère dans leur pays d’accueil. De plus, cela donne du grain à moudre aux discours xénophobes et populistes  de politiciens en panne de vrais programme économique et social. Pendant ces jours de débats, les journalistes et les experts issus d’une cinquantaine de pays vont réfléchir à améliorer le traitement journalistique de la migration, en évitant les stéréotypes et les manipulations. Il sera également question de la formation des journalistes qui ne sont suffisamment pas bien « armés » pour aborder des questions aussi sensibles.

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