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Qu’ils soient Belges ou d’autres nationalités, les journalistes accrédités en Belgique devront acquitter un droit de 50 euros s’ils veulent couvrir les Sommets européens.

Le gouvernement belge a imposé un droit de 50 euros aux journalistes Belges et du monde entier pour pouvoir couvrir les Sommets européens à Bruxelles. C’est ce qu’a annoncé par le Conseil sur la page de son site internet dédiée aux accréditations. Cette décision prendra effet à partir du prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui aura lieu le 18 octobre. La décision n’a pas tardé à susciter un tollé de protestations dans les milieux médiatiques belge et européen en général.

Le Parlement belge a approuvé cette taxe le 23 février dernier, mais les médias ont été informés de son entrée en vigueur le 1er juin lors du renouvellement de leurs accréditations semestrielles pour les sommets européens. Un droit est également demandé aux diplomates et aux personnels des représentations diplomatiques des Etats membres. C'est la présidence en exercice de l'UE - en l'occurrence l'Autriche depuis le 1er juin - qui prendra à sa charge le montant de la taxe pour les journalistes et les techniciens non basés en Belgique et qui viendront des Etats membres pour suivre les sommets à Bruxelles.

Les raisons d'application

Le gouvernement belge a instauré ce droit de 50 euros pour couvrir les frais générés par les contrôles de sécurité imposés pour l'accès aux "lieux sensibles", dont fait partie le bâtiment abritant les réunions semestrielles des dirigeants des 28 à Bruxelles, a indiqué à l'AFP le Conseil de l'UE, qui représente les Etats membres et organise les sommets. La taxe, comme l'accréditation, sera valide pendant six mois. «Depuis le 1er juin 2018, une nouvelle législation belge prévoit un droit de 50 euros à la charge des employeurs de toute personne faisant l'objet d'un contrôle de sécurité effectué par les autorités belges. Ce contrôle a actuellement une validité de 6 mois. Une facture sera envoyée à votre employeur par les autorités belges», précise le site du Conseil.

L'Association générale des journalistes professionnels de Belgique (AGJPB) a d’ailleurs réclamé sa suppression. «C'est une surprise pour tout le monde», a souligné Sophie Lejoly, représentante de l'AGJPB.

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