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Christian Cappe, président de l'Union des médias, de la publicité et du numérique

La première convention internationale de l'Union des médias, de la publicité et du numérique se tiendra à Marrakech le 2 mai en marge du grand African cristal festival... Son président et fondateur, Christian Cappe explique les dessous de cette plateforme d’échanges commerciaux de contenus, d’innovations et de créations au sein d’un espace économique qui partage la même langue, le français. L’Union veut faciliter l’émergence et la circulation des talents. Il s’agit aussi de favoriser le développement  de médias puissants dans la sphère francophone.

Les Inspirations ÉCO : Pourquoi créer une union économique francophone maintenant ?
Christian Cappe  : Il y a quelques années, je dirigeais, jusqu’en 2005, le mondial de la publicité francophone qui visait à récompenser les publicités réalisées en français dans les pays francophones. Il s’avère que le français dans la publicité et même dans les pays qui parlent français est moins utilisé. De facto, la raison de cette organisation n’avait pas toute sa valeur. Il y a 2 ans, j’ai été amené à rencontrer des ambassadeurs, des parlementaires de pays francophones qui m’ont interpellé par rapport à mon expérience vécue. L’essentiel c’est qu’on a une langue qui permet de développer du business ensemble. C’est un langage commun qui peut nous permettre de partager des intérêts en commun. À partir du moment où on a des médias qui partage une langue commune, ce qui est bien sur équivalent pour l’arabe ou l’anglais, pour tous les médias, cela permet de quantifier des médias puissants, qui servent de plateformes aux marques pour communiquer. Et les marques ont besoin des médias mais les médias ont besoin des marques. Le but est de créer de véritables moments de rencontres entre les acteurs économiques qui travaillent dans la publicité, les médias, le numérique. Parce que les enjeux de développement des médias c’est toute la partie numérique. Cette idée a germé il y a 2 ans et nous tenions à organiser la première convention dans le cadre de l’African Cristal Festival parce que le Maroc est un pays exemplaire sur le plan du développement économique car il s’est tourné vers l’Afrique sous l’impulsion du roi Mohammed VI.  

Qu’est-ce qu’un espace commun peut apporter à un pays comme le Maroc ?
Le Maroc a une position de leader. C’est d’abord de confirmer cette position tout en permettant au Maroc pendant cet évènement d’être le hub de la publicité et du numérique en Afrique. C’est la réaffirmation du rôle central du Maroc. La deuxième, aux mêmes titres que pour tous les autres pays présents, c’est une véritable occasion pour échanger. D’autres séminaires, au nombre de quatre, sont prévus d’ici la fin de l’année au travers de l’Afrique. La convention se fera une fois par an. Notre signature c’est «Une langue, un avenir commun». On va donc s’intéresser à l’avenir des médias, de la publicité, du numérique dans cette sphère commune de langues partagée. Toutefois on n’est pas là pour défendre la langue française mais créer un moment d’échanges et de business…

Quels sont les moyens dont vous disposez pour faciliter l’échange et la circulation des talents ?
On initie quelques chose d’original : on a créé la rubrique les créateurs de contenu sur mobile qui s’exporte. Le principe : des personnes qui ont lancé des applications qu’ils vont présenter 5 min sur scène aux autres publics et qui vont voir si c’est possible de reprendre cette application dans d’autres pays. On va favoriser l'interaction, la rencontre et encourager à travailler ensemble.

Comment, selon vous, les médias vont-ils faire face à cette révolution digitale ?
Nous avons une posture qui est très humble. Il n’y a pas de modèles uniques. Chaque modèle dépend des lecteurs, du média et de son positionnement. Ce sont les acteurs eux-mêmes qui vont faire face à cette révolution en tenant compte des conditions et des accords techniques qui vont passer. On a une belle session prévue dans le cadre de l’évènement sur «Est-ce que le numérique va renforcer ou tuer la liberté de la presse ?». C’est un sujet de fond qui va être abordé par des experts de plusieurs pays dont le Maroc. Il va falloir trouver des solutions techniques quant au fait, notamment que Google et Facebook capte 80% des revenus digitaux aujourd’hui. Il faut penser à une répartition différente par de l’innovation, par de la technique, par du marketing. On a une partie de talent et de la techno pure avec des experts techno qui vont intervenir.  ­­

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