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La loi 88.13, entrée en vigueur depuis août 2016 avec une période de franchise d’une année, connaît des remous. Ladite loi prévoit la mise en conformité des sites d’informations aux standards de l’exercice de la profession de la presse au Maroc. Seulement, la majorité des 4.000 sites «d’informations» opérationnels n’a pas respecté la franchise d’une année accordée par le gouvernement Benkirane, expirée au 15 août 2017. Seuls 88 sites ont déposé des dossiers conformes alors que 408 doivent compléter leurs dossiers avec certains documents.

Le gouvernement au lieu de faire appliquer la loi a choisi une souplesse injustifiée de connivence avec les partis de la majorité en accordant un délai supplémentaire de mise en conformité. Une décision qui a irrité la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), qui avaient milité pour cette loi des années durant.

Ces derniers avaient demandé une rencontre avec le ministre qui leur avait fixé rendez-vous mercredi 16 août, laquelle a été reportée sine die le même jour ! Une réunion urgente est programmée entre la FMEJ et le SNPM afin de préparer une position commune quant à ce début de revirement relatif aux acquis réalisés au bout de plusieurs années de négociations et de militantisme contre l’anarchie de la presse, notamment électronique, qui porte préjudice aux établissements de l’État, aux droits des individus et aux règles concurrentiels les plus élémentaires.

Enfin, il y a lieu de rappeler que les sites anarchiques ne s’acquittent pas de leurs impôts, ne respectent pas la convention collective, notamment le salaire minimum de 5.700 dirhams nets et ne déclinent pas l’identité de leurs promoteurs ! C’est cette situation que le ministre de tutelle voudrait faire durer encore des mois !

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