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La Commission européenne a infligé ce jeudi 18 mai une amende de 110 millions d'euros au réseau social Facebook. La société américaine a «fourni des renseignements inexacts» pendant l'enquête de l'UE concernant son rachat de l'application mobile WhatsApp.

Citée dans un communiqué de la Commission européenne, Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence a déclaré que «la décision d'aujourd'hui envoie un signal fort aux entreprises, montrant qu'elles doivent respecter tous les aspects du règlement de l'UE sur les concentrations, y compris l'obligation de fournir des informations exactes».

Le 3 octobre 2014, la commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait donné son feu vert à l'acquisition finalement conclue pour 22 milliards de dollars de WhatsApp par Facebook. La décision de jeudi ne change en rien le feu vert octroyé au rachat, a précisé l'Exécutif européen.

Dans une réaction à cette annonce, Facebook, vient d'affirmer ce jeudi que ces équipes ont agi de «bonne foi» et ceci depuis les premières rencontres avec la Commission européenne. Et d’ajouter :

«Nous avons cherché à fournir des informations exactes à chaque fois». «L'erreur que nous avons faite dans les documents fournis en 2014 n'était pas intentionnelle et la commission a confirmé que cela n'a pas eu d'impact sur le résultat de l'examen de la fusion», a expliqué pour l’AFP le porte-parole de Facebook, Aled Williams. Facebook avait assuré lors de l'enquête menée par Bruxelles en 2014 sur le rachat de WhatsApp «qu'elle ne serait pas en mesure d'associer automatiquement et de manière fiable les comptes d'utilisateur des deux sociétés», une information dont la Commission explique avoir «tenu compte» pour autoriser l'opération, mais en août 2016, l'entreprise californienne avait modifié la politique de confidentialité de WhatsApp, permettant aux données récoltées sur cette application d'être utilisées pour proposer une publicité ciblée sur les autres applications du groupe comme Facebook ou Instagram. La Commission avait entamé dès le mois de septembre des discussions avec Facebook, qui avait cessé temporairement, en novembre, le partage d'informations avec WhatsApp en Europe.

Le partage de données avec WhatsApp avait valu à Facebook de nombreuses critiques en Europe, notamment du groupe G29, qui réunit les autorités nationales de protection de données des différents États membres de l'UE. Le rachat de WhatsApp avait aussi été contesté à l'époque par des groupes de défense de la vie privée, qui craignaient un mauvais usage des données personnelles des utilisateurs.

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