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Le Mouvement Damir a publié un communiqué commentant la situation actuelle du pays, où il s’est arrêté sur sept points principaux de l’actualité.

Le premier point abordé est celui des manifestations de la tension sociale dans les différentes expressions artistiques (chants dans les stades, musique de jeunesse, appels diffusés sur les réseaux sociaux, etc). Tout en fustigeant les dérapages et les expressions de haine sociale ou religieuse, Damir invite tous les protagonistes, individus ou groupes à faire preuve de responsabilité dans l’expression de leurs revendications légitimes en se référant aux droits et devoirs garantis par la Constitution, et attire l’attention, à tous les niveaux décisionnels au niveau national, sur le caractère critique de la situation caractérisée par l’aggravation de la crise sociale et le blocage des perspectives devant de larges groupes de citoyens.

Le deuxième point est celui des informations qui courent sur des cas de torture dans les prisons, ces dernières semaines, le mouvement appelle à l’activation rapide du mécanisme contre la torture du Conseil national des droits de l’Homme et sa généralisation sur toutes les prisons et lieux de détention, ainsi que la publication de rapports périodiques à ce sujet avec la participation d’acteurs de la société civile aux missions d’enquête.
Concernant le mémorandum du Conseil national des droits de l’Homme, adressées au Parlement, concernant la révision du Code pénal, du CNDH, le mouvement soutient l’approche du Conseil national des droits de l’Homme et appelle le gouvernement et le Parlement à assumer leur responsabilité envers le mémorandum et à interagir de manière positive avec ce dernier.

Le communiqué du mouvement dit également avoir suivi les évolutions de l’interaction d’activistes marocains avec la cause palestinienne. Le mouvement invite à considérer l’intérêt palestinien comme référence incontournable dans toute démarche de solidarité du point de vue du soutien international requis pour lever toutes les formes d’oppression du peuple palestinien et de violation de ses droits, comme il appelle le gouvernement marocain à interdire toute activité qui nuit à son intérêt supérieur.

Au sujet du Projet de loi des 2020, le mouvement exprime sa grande déception quant aux mesures budgétaires et fiscales qui y sont proposées. Constituant, malheureusement, une nouvelle occasion perdue pour les citoyens marocains et les agents économiques nationaux, ce projet de loi de finances s’inscrit dans la parfaite continuité des précédentes portées par les différents gouvernements successifs, sans aucune vision stratégique pour notre pays, sans volonté de conduire une politique économique de rupture et sans la moindre ambition de constituer un premier pas dans la transformation du modèle de développement de notre pays. Le projet de loi de finances 2020 vient consacrer une longue tradition historique privilégiant une pratique dévoyée des politiques publiques où le budget domine la Loi de finances, où l’impératif comptable prime sur l’exigence économique et sociale.

Concernant l’article du PLF, par lequel le gouvernement souhaite établir l’insaisissabilité des biens et avoirs de l’État en dépit d’une procédure d’exécution d’une décision de justice passée en force de chose jugée, le Mouvement Damir déplore qu’une telle initiative aussi malencontreuse ait pu émaner du gouvernement et la considère comme contraire tant aux règles constitutionnelles d’un État de droit qu’aux principes d’exemplarité auxquels doivent se soumettre les administrations publiques. Aucune excuse de nature budgétaire ou financière ou de continuité des services publics ne saurait exonérer l’État du respect strict de ces règles et de ces principes.

Dernier point, le mouvement constate avec consternation la dégradation du dossier de la raffinerie marocaine de pétrole la Samir, dont toutes les initiatives de sortie de crise ou de rachat de la société par un repreneur financier ou industriel dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire, n’ont pu aboutir à une solution favorable, en raison de l’attitude étonnamment passive du gouvernement à l’égard de ce dossier. Le mouvement déplore aussi la situation anormale qui perdure depuis maintenant quatre ans dans le secteur de la distribution des hydrocarbures, où des marges colossales générant un enrichissement sans cause, estimé à plus de 17 milliards DH sur deux exercices seulement, sont réalisées par un groupe réduit de gros importateurs distributeurs, au détriment du pouvoir d’achat des citoyens et de la compétitivité des entreprises marocaines.

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