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L’Instance nationale et la Commission nationale veulent davantage coordonner pour mieux cibler les programmes prioritaires de la stratégie de lutte contre ce fléau.

Après la mise en place de la commission nationale anti-corruption, ce sont ses rapports avec l’instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (INPPLC) qui focalisent actuellement l’attention. En effet, les deux structures demeurent le pivot de la stratégie nationale et devront accorder leurs violons en vue de garder le même cap enregistré durant l’année 2018. Une réunion qui a eu lieu le 27 mai a permis de tracer le cadre d’action relatif aux 3e et 4e programmes portant sur «la transparence et l’accès à l’information » ainsi que pour «la déontologie ». Le compte rendu de la réunion qui a été établi par le département chargé de la Fonction publique et de la réforme administrative laisse dégager l’amorce d’une dynamique favorable pour la mise en oeuvre de la stratégie nationale. «Le Maroc a pu améliorer son classement durant deux années consécutives», précise le département de Mohamed Benabdelkader qui a mis aussi en relief «les efforts continuels destinés à l’activation des mesures prévues par la stratégie».

Vers une vision commune
Pour mettre en avant la vitalité de la convergence institutionnelle entre la CNAC et l’INPPLC, le département de la Réforme administrative cite le climat favorable de coopération depuis le mois de février 2019 à l’occasion de la 2e réunion de la commission nationale. «Les membres de la commission ont réagi de manière favorable au document de cadrage qui a été présenté par le président de l’instance et sur la base duquel une recommandation a été adoptée pour que ce document forme la base de la mise à jour de la stratégie nationale et de la révision de sa gouvernance». La même source ajoute que les projets prioritaires de l’année 2019 ont été arrêtés en fonction des mesures décidées conjointement. La réunion qui a été tenue «n’est que le prélude d’un processus d’application et d’évaluation des réalisations de la stratégie nationale». Il est à noter que cette réunion avait comme ordre du jour l’activation des recommandations de la CNAC ainsi que l’évaluation de la 1re étape de la stratégie nationale (2016-2018). L’apport de l’instance nationale a consisté aussi à présenter un bilan d’étape de ladite stratégie qui devra clarifier les domaines stratégiques des futures interventions.

Durant cette étape de la mise en oeuvre de la stratégie nationale qui s’étend jusqu’à 2025, c’est le volet réglementaire qui accapare l’attention du gouvernement en vue d’être dans les normes de la transparence et du gouvernement ouvert. Le Maroc a en effet gagné 9 places selon le dernier rapport de Transparency durant l’année 2017 après que plusieurs mécanismes institutionnels ont été établis durant l’année écoulée, essentiellement la création de la CNAC et la forte implication de la société civile. La moyenne annuelle des affaires divulguées via le numéro vert du ministère de la Justice est passée de 7.000 à 13.000 dans l’espace d’une année. Une hausse qui signifierait avant tout que les dénonciateurs des actes de corruption ont été encouragés par le mécanisme mis en place depuis deux années, lequel avait pour but de protéger les dénonciateurs tout en permettant aux pouvoirs publics d’ouvrir des enquêtes pour les plaintes qui s’avèrent fondées.


Les priorités communes
Le rapport synthétique de la Commission nationale anticorruption s’attend à «un changement radical» jusqu’en 2021. Ce sont au total 91 projets qui sont annoncés pour les 2 prochaines années. Il s’agit de gagner environ 17 places pour ce qui est de l’indice de perception de la corruption à 60/100 et de gagner 20 places dans l’indice de Doing Business ainsi que 25 places dans l’indice de la compétitivité mondiale (WEF). Les projets ont été divisés en 10 grands programmes qui ont été confiés aux départements ministériels. Les projets qui devront focaliser l’attention concernent essentiellement la généralisation des bureaux d’orientation au niveau des tribunaux et la préparation du nouveau système de l’accueil ainsi que l’ouverture du premier site pilote à Rabat. Le bilan de la 1re étape de la stratégie qui couvre la période 2018-2019 montre que 59 projets ont été activés sur les 89 initiatives qui ont été conçues lors du lancement de la stratégie.

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