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Maroc

L’arrivée des contingents d’ouvrières agricoles marocaines accuse du retard à cause des mauvaises conditions météorologiques au détroit de Gibraltar. La lenteur du processus de délivrance des visas est aussi pointée du doigt.

Malgré les efforts des autorités marocaines et espagnoles pour donner à cette campagne de recrutement des journalières marocaines dans les champs agricoles de Huelva toutes les chances de réussite, quelques bémols commencent à surgir. En effet, l’actuelle saison agricole des fraises qui, semble-t-il, avait démarré sur les chapeaux de roues fait face à des contretemps à cause d’un retard dans l’arrivée des journalières marocaines. Seules 5.300 ouvrières agricoles, toutes des répétitrices des anciennes campagnes, ont pu rejoindre leur poste de travail.

D’après les médias locaux, les patrons espagnols attribuaient cet atermoiement aux mauvaises conditions climatologiques au détroit de Gibraltar ayant conduit à l’annulation des connexions maritimes via le port de Tarifa. Or, il semblerait que ce retard ait été causé essentiellement par les «démarches bureaucratiques», souligne le média local www.huelvainformacion.es. Celui-ci estime que les «mauvaises conditions météorologiques et le retard des autorités marocaines dans la délivrance des visas (sic)», seraient derrière ce contretemps. Une contre-vérité puisque la mission de délivrer des autorisations de séjour sur le sol espagnol incombe aux services consulaires espagnols au Maroc.

Cependant et selon les témoignages des patrons, l’administration espagnole fait face à un débordement à cause des nombreux dossiers à traiter en si peu de temps. Concrètement, les arrivées devaient se produire à partir de février et d’une manière échelonnée. Toutefois, depuis février, seules les répétitrices ont pu rejoindre les exploitations agricoles. Il était prévu qu’à partir de mars, le gros lot de ce contingent composé de 19.200 ouvrières au total soit déjà sur place à s’affairer dans les fermes andalouses. En attendant l’arrivée du reste des ouvrières, les patrons ont instauré deux services : le matin et l’après-midi pour combler le défi - cit en main-d’oeuvre. Sur un autre registre, les autorités espagnoles en charge de ce dossier estiment que la campagne se déroule dans de bonnes conditions.

Selon une source au sein du département en charge de la migration, la partie espagnole étudie le lancement d’une démarche de certification de la campagne à travers un organisme international. Il est même question de mettre en place des patrouilles mixtes réunissant des gendarmes marocains et des agents de la Guardia Civil pour réaliser des inspections dans les exploitations agricoles. Ces propositions du département espagnol de la migration n’ont pas reçu le feu vert des autorités marocaines. Il est à souligner aussi que l’administration espagnole a octroyé un titre de séjour provisoire aux dix saisonnières marocaines ayant porté plainte pour abus sexuels dans une exploitation agricole de la province de Huelva.

D’une durée de neuf mois, cette autorisation leur permet d’accéder au marché de travail, selon les déclarations de leur avocat. Les saisonnières qui ont été adoptées au début de l’éclatement de cette affaire par un syndicat proche de Podemos, le syndicat andalou des travailleurs (SAT), avant d’être prises sous l’aile d’une ONG appelée Association des usagers de l’administration de justice, vivent à présent dans la ville d’Albacete où elles attendant que la justice espagnole tranche dans leur dossier.

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