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Maroc

   La vlogueuse Susi Cruz n’est plus à présenter au Maroc. Sa vidéo, dans laquelle elle dénonce l’harcèlement dont elle a été la victime à Chefchaouen, et principalement le faux-guide Hassan, a déchaîné les Marocains sur la toile. Vérité ou mensonge ? Les avis sont mitigés…

Petit résumé de l’histoire : Susi Cruz, globe trotteuse et « travel blogger », se rend, le 28 juin, en Ferry à Tanger. Elle se dirige le lendemain vers Chefchaouen, à bord de son van. 48 heures plus tard, c’est la panique à bord. Elle se prend en vidéo, sous le choc et les larmes coulant sur le visage, pour dénoncer l’harcèlement qu’elle a subi durant son séjour à Chefchaouen : « Les hommes n’arrêtaient pas de faire des bruits tels que « pssst psss », comme si j’étais un chien ! ».

Pour couronner le tout, alors que Hassan, qui s’est avéré être un faux-guide, la prend sous son aile et l’accueille chez lui, l’histoire tourne au vinaigre : il est insistant, collant, cherche à obtenir des faveurs sexuelles, etc. Si véridique, cette histoire fend le cœur. Elle renvoie à l’image d’un Maroc au stade du comportement primitif, aux mentalités reculées, et à l’incivilité. Si fausse, cette histoire fend également le cœur et nous informe, une fois de plus, de ce que les gens sont capables pour se montrer et accéder au succès, ou encore pour rabaisser un pays, une culture, une religion. 

Nous ne prendrons aucun parti. Nous nous contenterons d’analyser les éléments qui ont été apportés par les deux vidéos de Susi Cruz, l’une filmée quelques heures après l’incident, l’autre 4 jours plus tard, une fois rentrée chez elle en Allemagne.

De la 1ère vidéo, on note un état de choc, des larmes, une incompréhension, une déception. Les faits avancés sont clairs et cohérents. L’histoire se tient. Les internautes, eux, sont surpris du comportement de la bloggeuse. En effet, alors qu’elle est terrorisée par le comportement des hommes dans la rue, elle décide tout de même de suivre Hassan, chez lui, qui l’a abordée pour la réconforter. Tout le monde sait, quel que soit le pays où l’on se trouve, qu’il faut se méfier des étrangers et surtout ne pas les suivre chez eux. Susi Cruz, elle, se défend en déclarant ne pas vouloir être ce genre de personnes qui se méfient constamment. Elle prône son ouverture d’esprit et sa confiance en l’être humain. Le principe est respectable, mais les conséquences peuvent en être fâcheuses. En tant que globe trotteuse, cette attitude peut se comprendre, en ce que la richesse des voyages provient essentiellement de la fusion avec la culture locale. Par ailleurs, elle dit bien dans la vidéo que, malgré avoir perdu son portefeuille et ses cartes de crédit, son passeport était bel et bien caché dans son van. En conséquence, elle a pu retourner en Allemagne.

Dans la 2ème vidéo, on remarque un changement de comportement. L’expression du visage est passée du désespoir à la colère, de la déception à la détermination, de l’incompréhension à l’engagement social. En effet, elle s’insurge contre les critiques des internautes la traitant de « drama queen » et usant du « statut de victime ». Elle clame être une fille forte, bourrée de principes honorables et ne cherchant aucunement la pitié des gens. Comme elle l’a déjà dit dans sa 1ère vidéo, elle ne dit pas que le Maroc est un mauvais pays, mais qu’elle a simplement subi une expérience infortune. Elle réitère dans la 2ème vidéo en exposant le fait qu’elle était simplement « au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise personne ». Susi Cruz revendique la liberté des femmes, leur force, l’égalité des sexes, et le passage de l’accoutumance à l’insurrection vis-à-vis de ces comportements insolents. Elle diffuse dans cette même vidéo des séquences filmées de son arrivée au Maroc, sa joie, et son excitation. Toutefois, elle affiche clairement une certaine appréhension, une angoisse quant à son expérience dans le Royaume. S’érigeant en femme n’ayant aucun préjugé, son attitude n’a pas été totalement en accord avec ses dires. Son histoire semble faire objectivement sens. Toutefois, seul l’avenir nous le dira… ou pas.

 

 

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