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Podemos propose devant le Parlement espagnol une batterie de mesures pour rendre plus dignes les conditions de travail des saisonnières marocaines dans les champs de Huelva.

L’étau se resserre autour des fermes agricoles ayant bafoué les droits de leurs employés. Une chose est claire, le scandale des saisonnières marocaines marquera un tournant dans la gestion de ce dossier et devrait mettre fin à l'impunité et à la culture du silence qui régnait en maître sous les serres agricoles de la province de Huelva. Mardi, le congrès des députés (la chambre basse espagnole), a abordé lors d'une session plénière cette question à l'initiative du groupe parlementaire du parti Podemos et de la Gauche unifiée. Le groupe de gauche veut que les exploitations agricoles pointées du doigt en matière de respect des droits des travailleurs soient privées des fonds du Pacte agricole européen.

À travers cette mesure, les députés de cette formation veulent une intensification des droits des ouvriers agricoles et un durcissement des sanctions à l'égard des fauteurs. De même, la motion en question souhaite que le gouvernement veille à la mise en place d'un accord-cadre pour réguler cette activité. Il est question aussi d'organiser des négociations au niveau national pour débattre des conditions minimales de travail telles que le salaire, le logement et le transport durant leur séjour espagnol, entre autres thèmes à aborder. Irène Montero, la porte-parole de Podemos au Parlement avait comparé les conditions de travail des journalières dans les champs agricoles à une situation de «presque-esclavagisme» et a montré sa préoccupation quant aux conditions de travail de ces femmes.

À cet effet, la mesure propose la création d'un corps spécial d'inspecteurs du travail en charge de ce secteur. Ceux-ci auront la mission, selon un calendrier de la campagne agricole, de procéder à des visites dans toutes les provinces agricoles. L'initiative parlementaire vise aussi à exercer davantage de contrôle sur les entreprises ayant recours aux travailleurs temporaires agricoles, précisément ceux recrutés pour des campagnes ponctuelles, comme c'est le cas de la fraise et des fruits rouges dans la province de Huelva. Sur un point plus pointu, Podemos veut un changement de l'actuel système d'élections syndicales dans le secteur agricole «pour garantir la représentativité des journaliers et saisonnières agricoles», souligne le texte.

Le scandale a levé le voile sur d'autres pratiques similaires dans d'autres régions espagnoles dédiées à l'agriculture. Le syndicat andalou des travailleurs SAT a fait savoir que dans les champs de tomates à Granada, la situation n'est pas plus reluisante. Dans un communiqué, il relate le cas de Fatima, une saisonnière marocaine s'affairant avec son mari dans la collecte de tomates, qui a été victime de trois avortements involontaires à cause des dures conditions de travail. La pénibilité de la tâche est telle que des imams espagnols avaient appelés, durant les dernières années, les ouvriers agricoles musulmans, à s'abstenir de faire le ramadan pour ne pas mettre en danger leur santé. Selon la délégation du SAT à Granada, les conditions du travail et la violation des droits des travailleurs sont légion dans cette  zone côtière réputée par ses tomates destinées au marché européen.

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