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Maroc

Le Ministère de la Santé a annoncé, le vendredi 08 juin, la réactivation du plan national de veille et de préparation à la riposte contre la maladie à virus Ebola, ainsi que la création d’une cellule d’évaluation des risques et de suivi de la situation épidémiologique. Cela survient un mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola à Bikoro à la République démocratique du Congo.

La maladie à virus Ebola (MVE), une maladie d’origine virale contagieuse, et pouvant être mortelle dans 90 % des cas, a frappé à nouveau la République démocratique du Congo (RDC), faisant jusqu’à présent, 27 morts, en plus de « 58 cas de fièvre hémorragique signalés dans la région, dont 37 confirmés, 14 probables et 7 suspects », selon le ministre congolais de la Santé.

Devant cette flambée épidémique, les pays ayant des échanges avec la RDC sont contraints à prendre des mesures préventives et renforcer leurs dispositifs de vigilance. Dans ce sens, le ministère marocain de la Santé a pris la décision de réactiver le plan national de veille et de préparation à la riposte contre la maladie à virus Ebola, et de créer une cellule d’évaluation des risques et de suivi de la situation épidémiologique.

Le dispositif mis en place

Ce dispositif a pour objectif de prévenir le risque d’introduction et de propagation de la maladie au Maroc à travers la mise en place d’une stratégie préventive et proactive. Cette dernière s’articule autour de 3 axes majeurs. Le premier consiste au renforcement des actions de veille épidémiologique mettant la focale sur la situation de l’épidémie à la RDC, l’évaluation régulière des risques inhérents à la propagation de la maladie, les nouvelles recommandations de l’OMS, mais également sur les mesures de contrôles à instaurer au niveau des frontières.

Le second axe est relatif au renforcement des dispositifs de dépistage et de contrôle sécuritaire au niveau de l’aéroport Mohammed V Casablanca. Ainsi, des caméras thermiques y sont installées et une ambulance équipée est mise à la disposition de l’équipe médicale en place.

Enfin, le troisième axe consiste à disposer le laboratoire référentiel de l’Institut Pasteur et le centre référentiel pour les maladies infectieuses de moyens nécessaires au diagnostic et à la prise en charge des cas suspects ou confirmés de la MVE.

Risque faible, mais pas nul

Selon l’OMS, la flambée actuelle de maladie à virus Ebola ne réunissait pas pour l’instant les conditions pour décréter une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). En outre, le comité d’urgence convoqué par le Directeur général de l’Organisation a publié un avis complet pour la santé publique, selon lequel, « il ne doit pas y avoir de restrictions aux voyages ou au commerce, les pays limitrophes doivent renforcer leur préparation et leur surveillance, la sûreté et la sécurité des personnels doivent être assurées pendant la riposte et la protection des intervenants nationaux ou internationaux doit être prioritaire ».

Toutefois, l’OMS recommande le renforcement des mesures de dépistage à la sortie en RDC, au bord des moyens de transport, et à l’arrivée des voyageurs aux pays hôtes ou de passage. Le risque zéro n’existe donc pas.

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