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Lors de la deuxième séance du procès Madinat Badis d’Al Hoceïma, les accusés s’étant présentés à la barre ont essayé, chacun de leur côté, de rejeter toute responsabilité dans cette affaire.

Livraison temporaire du projet sans branchement d’eau, anomalie constatée dans les gros œuvres et non-respect des normes du béton. Telles sont les principales accusations discutées lors la deuxième séance du procès de Madinat Badis d'Al Hoceïma, dans lequel les responsables de la CDG/CGI sont accusés de «constitution de bande criminelle, faux et usage de faux, et dilapidation des deniers publics». Dans le cas de Mohamed Amrah, directeur de projet à la CGI dans la région de l’Oriental de décembre 2011 à novembre 2012, celui-ci est accusé de la dilapidation de près de 2,4 MDH via sa qualité de responsable direct du projet. En effet, le juge a présenté au responsable des documents qu’il a signés pour la validation des rapports du laboratoire et du bureau d’études qui se sont avérés ponctués d'erreurs, en plus de l’autorisation de livraison du projet sans branchement d’eau. Amrah a déclaré au juge qu’il n’a pas signé tous ces documents, laissant planer l'hypothèse selon laquelle il s’agit peut-être d’un coup monté. Durant cette séance, les responsables de la CDG ont essayé de dégager leur responsabilité de cette affaire. D’après la plupart d’entre eux, «la CDG n’a normalement aucune relation avec le projet Madinat Badis d'Al Hoceïma puisque les bureaux d’études, les laboratoires et les sociétés de construction ont été choisis par la CGI et non la CDG», expliquent-ils. Notons que ces bureaux d’études et laboratoires sont tous gérés par l’État.

Les raisons du procès
Après le retard enregistré dans l’avancement du projet et le non-branchement des appartements à l’eau potable par l’ONEE, le wali de l’époque a décidé, en concertation avec les responsables de la CGI et d’Al Omrane, de déléguer à cette dernière la construction de deux châteaux d'eau afin d'assurer temporairement l’accès à l’eau potable. Forte pression de l’eau oblige, ces châteaux ont causé d'importants dommages aux bâtiments après explosion des conduites d’eau. Cette affaire a débuté en août 2014, lorsque le roi a reçu plusieurs requêtes de MRE se plaignant de différences notables entre les promesses du projet immobilier et ce qui leur a été livré. À ce sujet, les responsables de la CGI ont expliqué au juge qu'«avant la livraison du projet, les responsables de la wilaya nous ont informé que le problème d’accès à l’eau allait être réglé, et que la société Al Omrane a assuré qu’elle allait trouver une solution temporaire au problème de branchement d’eau».


Alami et Ghannam se défendent

Pour le cas de l’ex-DG de CDG, Anas Houir Alami, et l’ex-DG de CGI, Mohamed Ali Ghannam, la défense a essayé d'extraire les accusés de cette affaire et de prouver qu’ils n’ont aucune relation directe avec les actes de fraude et de dilapidation. Alami a expliqué au juge qu’il présidait une cinquantaine de Conseils d’administration des filiales et représentait l’entreprise. De plus, l’ex-DG gère près de 185 MMDH de fonds propres et 120 MMDH issus des caisses de retraite. «Je ne peux pas tout contrôler, et je n’ai jamais reçu de plainte concernant ce projet puisque je ne joue aucun rôle dans sa réalisation», a expliqué Anas Houir Alami au juge. Selon lui, il veillait à la réalisation des business plans et s’assurait des actifs et passifs lors des Conseils d’administration. De son côté, Mohamed Ali Ghannam a précisé que le projet Madinat Badis a démarré avant sa nomination à la tête de l’entreprise, au sein de laquelle il a travaillé entre 2005 et 2015. Selon lui, «tous les défauts constatés ont été totalement réparés avec une enveloppe qui varie entre 70.000 et 120.000 DH pour chaque appartement».

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