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Son porte-parole qui s'est basé sur la version de la Minurso a souligné qu'aucun mouvement du Polisario n'a été constaté dans la zone indiquée. Ce rebondissement s'ajoute à la complexité de la situation à l'orée d'un rapport très attendu des Nations Unies sur le Sahara.

Alors que le Maroc cherche le soutien de l'ONU et que Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a entamé sa tournée pour expliquer la position marocaine, l'institution onusienne a démenti lundi tout mouvement du front Polisario dans la zone tampon. Un renversement de situation au lendemain de l'alerte lancée, dimanche par le Maroc, au sujet de la violation par le Polisario de la zone tampon, ce qui ne manquera pas de changer les éléments du dossier au moment où le Conseil de sécurité se penche sur le nouveau mandat de la Minurso. Cette dernière n'aurait observé aucun mouvement militaire dans le territoire nord-est, selon le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, cité par l'AFP.

Pourtant, le Maroc a alerté, dimanche, par le biais d'Omar Hilale (photo), ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies sur l'existence d'éléments armés du Polisario qui se sont introduits dans ladite zone sur des véhicules militaires et y ont dressé des tentes. Deux possibilités viennent alors à l'esprit, ou bien la Minurso n'a pas constaté à temps les incursions polisariennes dans le cas où lesdits éléments armés auraient fait marche arrière ou alors il y a tentative d'ignorer les faits. D'aucuns estiment qu'il n'est pas dans l'intérêt de la Minurso de reconnaître l'existence d'une énième violation de la zone tampon, placée sous l'égide des Nations Unies depuis le début des années 1990, voire même qu'elle fasse preuve d'impartialité au détriment du Maroc. Et pourtant, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exhorté le Polisario à se retirer de Guergarate dans le cadre du rapport qu'il a soumis jeudi dernier au Conseil de sécurité. Confiant dans la capacité de son envoyé spécial au Sahara, l'ex-président allemand Horst Koehler, Guterres cherche une solution acceptée par tous pour un conflit qui n'a que trop duré. Koehler dont l'ambition est de relancer le processus de pourparlers entre les parties prenantes, bloqué depuis 2012, doit aujourd'hui composer avec ce nouveau basculement provoqué par le Polisario qui a toujours fait de la fuite en avant son credo.

En effet, durant les négociations de Manhasset en banlieue new-yorkaise, les dirigeants du Polisario quittaient précipitamment la salle des pourparlers pour faire des déclarations impromptues aux chaînes de télévision. Ils violaient le principe selon lequel les échanges doivent rester privés jusqu'à leur issue. Respectueux des procédures, le Maroc communiquait seulement au sein de l'enceinte des Nations Unies à l'occasion du point de presse habituel. Mais aujourd'hui, le ton du royaume a changé et à l'issue de sa rencontre lundi avec les chefs de partis non représentés au Parlement et les syndicats, le chef du gouvernement a souligné que les violations du Polisario pousse le Maroc a les considérer comme une violation du cessez-le-feu et une agression envers le royaume.

Saâdeddine El Othmani a ajouté que le Maroc garde son droit à recourir aux dispositions qui lui semblent propices pour remettre les pendules à l'heure. Dans ce sens, le chef du gouvernement a ajouté qu'il va y avoir des contacts avec les pays membres permanents du Conseil de sécurité de la part du souverain dans le cadre de sa mobilisation tous azimuts pour attirer l'attention sur la gravité de la situation. 

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