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Les participants à la 9e édition de l’Africa Security Forum (AfricaSEC 2018) qui a clos ses travaux samedi à Marrakech, ont plaidé en faveur du renforcement des mécanismes de financement et des moyens d’action de l’Union Africaine (UA) en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme.

Les participants à ce conclave placé sous le thème « les menaces émergentes et les nouveaux risques de conflictualité en Afrique », ont, dans ce sens, souligné l’urgence de procéder à la mise à niveau du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA de manière à en faire « un outil efficace » de lutte contre les facteurs d’insécurité. 

Ils ont également relevé l’impératif d’œuvrer à la cohérence des actions des organisations régionales africaines qui combattent le terrorisme (G5 Sahel, Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest +CEDEAO+, l’UA), se disant en faveur de l’adoption de dispositions visant à rendre opérationnelles les Forces Africaines en Attente.

Les conférenciers ont, en outre, préconisé la consolidation de la coopération policière africaine à travers un mécanisme viable et actif à l’image d’Interpol, le renforcement des stratégies et des actions de lutte contre le phénomène de la piraterie maritime, la mise en place aux niveaux national et régional de systèmes d’alerte précoce, outre la promotion du leadership des femmes dans les efforts de lutte contre le terrorisme.

Ils ont également mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’une communauté de renseignement continentale permettant d’ériger un système intégré de renseignement, le renforcement des interactions, la coordination et la coopération entre les Etats et les communautés de renseignement, la promotion de l’utilisation des outils de collecte d’informations pour le traçage des individus susceptibles de constituer des menaces sécuritaires, et enfin le renforcement de la résilience des forces de défense et de sécurité et leur adaptation face à la mutation constante des menaces sécuritaires.

Les panélistes estiment indispensable de renforcer les capacités des institutions nationales, l’Etat de droit et la démocratie, de manière à immuniser davantage les collectivités contre l’instabilité et l’insécurité, et de partager au niveau africain les expériences réussies en matière de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violant, à l’instar du modèle marocain qui a prouvé sa pertinence et son efficacité.

Ils ont, en outre, estimé nécessaire de consolider les efforts tendant à une meilleure gestion du phénomène migratoire notamment, la migration sud-sud, d’encourager la mobilisation de tous les acteurs concernés face à l’ampleur prise par les cyber-menaces à travers la mise en place d’outils intégrés de coordination, et de poursuivre l’effort de développement et de contrôle du secteur numérique et des nouvelles technologies de communication.

Sur un autre volet, les conférenciers ont suggéré d’engager, aussi bien au niveau national que régional, des plans visant à réduire sensiblement les situations de précarité et de chômage des jeunes qui favorisent leur enrôlement dans les mouvements terroristes et criminels, et d’œuvrer à transformer les zones frontalières, notamment dans la région sahélo-saharienne, en des espaces économiques viables.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce forum de deux jours, a réuni plus de 300 experts, dirigeants d’organisations internationales, et responsables civils et militaires de plusieurs pays, dont le Maroc.

 

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