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Pour la secrétaire d’État chargée de l’Eau, les répercussions du taux de pollution sur la qualité des eaux brutes sont «quasiment inexistantes». Des camions citernes ont été utilisés pour évacuer les eaux usées en attendant le réaménagement de la station d’épuration.

Faut-il continuer à s’inquiéter de la qualité de l’eau potable provenant du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah ? Si l’on en croit Charafat Afailal, il ne faut pas. La secrétaire d’État chargée de l’Eau a affirmé en début de semaine au Parlement que toutes les analyses effectuées sont conformes aux normes en vigueur. S’adressant aux membres de la Commission des Infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la première Chambre, la ministre a expliqué que les analyses effectuées sur les eaux brutes, traitées, produites et distribuées montrent que leur qualité ne s’est pas détériorée. Qu’il s’agisse du taux de nitrate ou des caractéristiques bactériennes et chimiques, l’eau du robinet est parfaitement potable. Afailal prend donc toute sa responsabilité dans cette affaire qui a éclaté il y a quelques semaines lorsque l’excédent des eaux usées provenant des prisons d’Al-Arjate 1 et 2, a été déversé dans certains points reliés au barrage. Elle a ajouté que cet excédent est de 0,2 millions de m3 alors que le volume de remplissage du barrage est de 700 millions de m3. La ministre en déduit que les répercussions de ce taux de pollution sur la qualité des eaux brutes sont «quasiment inexistantes». À remarquer que la ministre ne nie pas l’existence d’une contamination des eaux du barrage tout en relativisant son impact sur la qualité de ces eaux.

Contacté par Les Inspirations ÉCO, Driss Temri, député PJD, membre de la commission des infrastructures, a souligné que la ministre ne s’est pas dérobée de sa responsabilité gouvernementale, mais qu’elle a fait porter la responsabilité directe dans cette affaire à l’administration pénitentiaire. Cette dernière selon le député est appelée à prendre les mesures qui s’imposent pour rectifier le tir. Ceci dit, Temri affirme n’avoir aucune information si ces fuites des eaux usées ont été arrêtées. Et le député d’ajouter qu’il est probable que la prochaine mission d’investigation parlementaire dans deux centres pénitentiaires puisse être étendue à celui d’Al Arjate. En effet, il y a deux mois, le bureau du Parlement a donné son visa pour cette mission. À cette période, l’affaire des eaux usées n’avait pas encore éclaté. Selon les détails mis en avant par la secrétaire d’Etat, l’excédent d’eaux usées non traitées issus des deux prisons est dû à l’augmentation du nombre des détenus. Certes, deux stations d’épuration ont été installées concomitamment à la construction des deux prisons d’Al Arjate, mais cette surcharge carcérale a faussé les calculs. En guise de solution provisoire, des camions citernes sont utilisés pour se débarrasser de l’excédent des eaux usées dans les réseaux d’assainissements en attendant le réaménagement de la station d’épuration. En tout cas, les députés ne considèrent pas ce sujet clos tant que la source du problème n’est pas résolue. En effet, il ne s’agit pas d’une affaire anodine. Le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah est une installation hydraulique majeure qui contribue à l’alimentation d’environ 8 millions d’habitants.

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