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La scène associative marocaine est en deuil car l’avocat et militant associatif Mohamed Tarek Sbai n’est plus. En effet, l’ancien président de l'Instance nationale de la protection des biens publics au Maroc a rendu l’âme à son tuteur à l’hôpital militaire de Rabat ce 18 janvier à 5h du matin. Il était hospitalisé à la clinique d’Agdal avant d’être transféré à l’hôpital militaire. Le défunt souffrait d’une maladie cardiovasculaire qui a nécessité son hospitalisation mais qui est venu à bout de l’avocat et acteur associatif.

Connu pour son engagement citoyen et par sa lutte anticorruption, Mohamed Tarek Sbai était membre de plusieurs associations telles que Transparency, et Sala Al Moustakbal. Natif de Salé, Mohamed Tarek Sbai a fait ses études à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Agdal-Rabat avant de terminer son cursus universitaire à la Faculté de droit (université libre de Bruxelles). En brillant tribun et fin orateur, il commence une carrière d’avocat aux barreaux de Rabat avant de se lancer dans l’action associative. Il créera et présidera l’Instance nationale de la protection des biens publics.

Il sortira plusieurs dossiers et casseroles de plusieurs hommes politiques et fera des coups médiatiques comme son cadeau à Hamid Chabat, le lendemain de son élection à la tête du parti de l’Istiqlal. En sa qualité d’avocat et président de l’Instance nationale de la protection des biens publics, Mohamed Tarek Sbai porte 12 plaintes à l’encontre de Chabat en tant que maire de Fès. Ce dossier n’est pas la seule corde à son arc. Il a aussi révélé la disparition de 6 milliards de centimes du budget de la commune de Guelmim, ce qui lui a attiré les foudres de l’USFP, qui gérait les affaires de la ville. Plus grave encore, il a aussi demandé dans une lettre adressée à Abdellilah Benkirane, ancien chef du gouvernement et à son ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, la destitution de 344 haut-fonctionnaires car ils ne se sont pas acquittés d’une obligation légale, celle de la déclaration de patrimoine. Ce qui était «anticonstitutionnel et contraire au principe de la reddition des comptes», selon sa lettre.

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