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Les élus de la région Fès-Meknès sont sur le point de répéter les mêmes erreurs que connaît la région depuis de longues années -et à l’origine de son marasme- à savoir délaisser les anciens projets (non lancés ou non achevés) et se focaliser seulement sur les nouveaux initiés par les actuels conseils. C’est ce qui va se reproduire ce samedi lors de la rencontre programmée entre le chef de gouvernement et les élus de la région. En effet, ces derniers se sont mis d’accord, lors de la dernière Assemblée extraordinaire du conseil de la région, sur la préparation d'un document récapitulatif des projets les plus importants programmés dans le cadre des différents programmes de développement régional, afin de les présenter à Saad Eddine El Othmani et solliciter son appui pour leur concrétisation. Ce dernier, accompagné d'une délégation ministérielle, se rendra samedi 13 janvier à Fès pour les rencontrer. Cette visite entre dans le cadre d’un programme de visites ministérielles dans les différentes régions du pays. Elle vise à accorder plus d’importance à la justice spatiale et à assurer un développement équitable dans les différentes régions du pays, surtout celles qui n’ont pas bénéficié des retombées du développement de ces dernières décennies.

Des projets oubliés
Les élus de la région devraient normalement saisir cette occasion pour présenter les projets les plus importants pour la région, déjà programmés mais non lancés ou non achevés depuis plusieurs années, dont le projet du parc industriel de Aïn Cheggag, la Zone touristique de Oued Fès, le projet à moitié réalisé de l’ISCAE Fès, la zone COTEF, le réaménagement des zones industrielles de la région et le projet d'autoroute qui reliera la région au port de Tanger Med.
Parc industriel de Aïn Cheggag
Considéré comme un des plus grands projets longtemps attendus par la région Fès-Meknès, le parc industriel de Aïn Cheggag, dédié à la filière du cuir, a été initié en 2001. Cependant, rien n'a été concrétisé jusqu’à présent. Ce projet, dont la phase d’étude a été menée pour un montant global de 1.400.400 DH, a été validé et ambitionne de mettre en place un parc industriel de 89,5 ha bruts avec un coût global 146,5 MDH TTC. Selon l’étude, le site devra être composé de trois parties: la première, d’une superficie brute de 41 ha soit 26,1 ha nets, est composée à 100% de lots industriels. Quant à la deuxième partie, elle s’étend sur une superficie brute de 33 ha soit 21,2 ha nets, dont 34% de lots industriels destinés aux tanneries, 40% à la transformation des peaux et 26% à la logistique, aux services et à la formation. La troisième partie, d’une superficie brute de 15 ha soit 9,6 ha nets, est composée de 20% de lots de devanture et de 80% de lots industriels destinés aux tanneries. Ce projet a pour ambition de développer le potentiel des synergies en intégrant plusieurs activités industrielles (habit, chaussure, tissu technique…) et d’améliorer les activités connexes (artisanat, tourisme, industries des équipements…).

L’ex-COTEF
L’ex-entreprise de textile COTEF est toujours en ruine, ayant des airs de cimetière. Le maire de la ville, Driss El Azami El Idrissi, avait déclaré que son conseil a protégé la zone de l’ancienne COTEF d’une vente aux enchères à la dernière minute. «La COTEF doit préserver sa qualité de zone industrielle. Nous avons plusieurs offres pour l’exploitation de celle-ci, mais nous allons lancer un appel à manifestation d’intérêt», précise Driss El Azami. Deux ans après cette déclaration, la situation est toujours la même. Il faut noter que cette entreprise a été longtemps considérée comme un pilier de l’industrie du textile dans les années 1980. L’entreprise a interrompu ses activités en 2005, et a procédé au licenciement de plus de 500 ouvriers dans le cadre d’un programme de restructuration.

Une autoroute Fès-Tanger Med
Longtemps sollicité par les opérateurs économiques de la région, le projet de l’autoroute Fès-Tanger Med devient incontournable. En effet, l’enclavement de la région, la hausse des coûts de production et le déplacement des investissements et des réseaux de transport vers les ports et le littoral (Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir) constituent un obstacle majeur en vue de la sécurité économique de la ville. En effet, il est très difficile de relancer l’économie de la région Centre-Nord sans une sortie vers Tanger Med, les coûts de transport élevés pesant lourd sur les opérateurs économiques et les exportateurs. D’après les études, cette autoroute de près de 190 km permettrait de gagner près de 200 km sur ce trajet. Un gain de 2 heures au profit des opérateurs économiques de Fès pourra les encourager à investir davantage.  

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