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Maroc

Dans l’Agenda 2030, un objectif spécifique a été dédié à l’atteinte de l’égalité entre les sexes (ODD 5) et dans l’Accord de Paris, les parties se sont engagées dans leurs réponses apportées aux changements climatiques, à «respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives (...) concernant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Mardi 14 novembre 2017, l’égalité de genre dans l’accord sur le climat et le programme de développement durable 2030 était au centre d’un side event au pavillon du Maroc. Le panel des intervenants était composé de Nezha El Ouafi, Secrétaire d’État chargé du développement durable, Zakia Khattabi, co-présidente d'Écolo-Belgique, Meriem Bolata, ONU Femmes Maghreb et Arona Soumaré de l’Institut de la francophonie pour le développement durable (Ifdd). Modéré par Anne Barre de Women Engage For a Common Future (wecf), ce side event s’était fixé pour objectif de diagnostiquer la question de l’égalité femme/homme, qui se trouve au centre des problématiques de développement durable et de l’action climatique. En effet, dans l’Agenda 2030, un objectif spécifique a été dédié à l’atteinte de l’égalité entre les sexes (ODD 5) et dans l’Accord de Paris, les parties se sont engagées dans leurs réponses apportées aux changements climatiques, à «respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives (…) concernant l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes». Selon l’approche basée sur les droits humains, il apparaît nécessaire d’intégrer la question de l’égalité entre les sexes aux initiatives visant à atteindre un développement durable et à lutter contre les changements climatiques. Cela est nécessaire à plusieurs niveaux. D’abord parce que l’incidence des changements climatiques, notamment sur l’accès aux ressources productives et naturelles, amplifie les inégalités existantes entre les sexes. Les changements climatiques ont un impact différentié sur les moyens de production des femmes et des hommes et sur leur bien-être : qu’il s’agisse d’agriculture et de sécurité alimentaire, de santé, d’eau et d’énergie ou de migration, conflits et catastrophes naturelles liés aux changements climatiques. De plus, les femmes et les filles assument généralement la plus grande charge du travail non rémunéré et des travaux domestiques, qui ne font que croître en situation de changement climatique. Elles sont en général les premières tenues à s’occuper de l’approvisionnement en nourriture, en eau et en combustible.

 Les femmes et la rareté

La raréfaction de ces ressources, engendrée par la sécheresse due aux changements climatiques impacte de manière critique le temps et l’énergie investis par les femmes et les filles pour aller chercher ou pour produire, conserver et répartir ces ressources. Néanmoins, les femmes sont aussi de puissants agents de changement capables de répondre aux impacts des changements climatiques et souvent prennent des mesures pour se préparer en conséquence. Ce sont des actrices essentielles qui renforcent la résilience des communautés et la réponse aux catastrophes naturelles liées aux changements climatiques.

La lutte systématique contre les disparités entre les sexes lors de la recherche de solutions aux changements climatiques est l’un des mécanismes les plus efficaces pour renforcer la résilience des foyers, des communautés et des nations face à ces phénomènes. La reconnaissance grandissante de l’impact disproportionné des changements climatiques sur les femmes et les filles a été accompagnée ces dernières années par une prise de conscience de leurs rôles en tant qu’agents de changement et de la valeur extraordinaire de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, qui génèrent d’importants avantages sociaux et économiques et qui contribuent à la résilience face aux changements climatiques. Cette évolution se reflète dans les progrès accomplis afin d’intégrer le genre dans les négociations, la planification et l’adoption de mesures d’adaptation aux changements climatiques. Actuellement, le plus grand défi reste de trouver un moyen d’intégrer systématiquement des stratégies favorables à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes dans des solutions apportées aux changements climatiques portant la vision d’un développement inclusif et durable, ne laissant personne en marge.

Pour ce faire, il est crucial d’accroître la participation des femmes à la prise de décision en matière d’action climatique, notamment au sein des instances de la CNUCC ; de systématiquement prendre en compte les besoins des femmes et des filles dans les solutions apportées aux changements climatiques, qui doivent être en conformité avec les principes des ODD et de tirer profit des capacités d’adaptation et d’atténuation particulières des femmes pour améliorer la résilience de leurs communautés. Le side event a mis en lumière différentes expériences pour tirer parti de l’importance d’intégrer le genre dans les politiques climatiques et dans les programmes de développement durable pour améliorer les moyens de subsistance et améliorer la résilience des femmes aux changements climatiques.

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