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Maroc

La visite du chef de la diplomatie française au Maroc augure d'une série de visites et de rencontres de haut niveau. Les deux pays travaillent main dans la main pour une Afrique prospère qui représente une opportunité et non un fardeau pour la communauté internationale.

À sa première visite officielle au Maroc, le chef de la diplomatie française a mis en exergue l'excellence des relations entre les deux pays et les perspectives d'un partenariat tourné vers l'Afrique. Lors d'une conférence de presse, hier à Rabat, Jean-Yves le Drian, a souligné que cette visite s'intègre dans un cycle important de rencontres franco-marocaines. En juin dernier, justement, la visite du président français Emmanuel Macron au Maroc, sur invitation royale, fut un moment important de raffermissement des relations en haut lieu. «C'est un partenariat significatif dans tous les domaines. J'ai vérifié l'avancement des travaux du LGV en hélicoptère et j'aurais l'opportunité de signer un prêt qui scellera la finalisation du LGV», a expliqué le ministre. Il s'agit d'un prêt de 80 millions d'euros qui devra accompagner la dernière ligne droite du TGV. Durant le déplacement de Le Drian, d'autres sujets tout aussi cruciaux ont fait l'objet d'échanges, notamment autour de la coopération sécuritaire, économique, migratoire et environnementale.

Pour Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, la visite s'inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique exceptionnelle entre les deux pays porté par les contacts réguliers entre les deux chefs de l'État et une dynamique économique fructueuse axée sur une coopération culturelle en progression. «Nous avons discuté des prochaines échéances de ce partenariat, notamment la réunion de haut niveau qui aura lieu les 15-16 et 17 novembre prochains», a indiqué le ministre. Cette réunion qui aura lieu au Maroc sera précédée par une rencontre d'évaluation, laquelle se tiendra au courant de la semaine prochaine. Enfin, une visite au Maroc du président français est prévue en 2018 sur invitation royale.

Au sujet de l'Afrique, les deux chefs d'États sont sur la même longueur d'onde. Un continent en émergence, l'Afrique n'est plus un fardeau ou un défi à la communauté internationale. «Nous partageons la même perspective dans ce sens. Pour la consolidation de la paix, le Maroc et la France peuvent apporter beaucoup», ajoute Le Drian. En effet, le Maroc apporte son soutien à l'initiative du G5-Sahel qui représente une réponse afro-africaine à la menace intégriste. Par ailleurs, la prochaine adhésion du Maroc à la CEDEAO jouera un grand rôle dans le renforcement de la présence du royaume en Afrique dans le cadre d'un partenariat tripartite avec l'UE. Le prochain sommet d'Abidjan UE-Afrique sera également une opportunité pour rapprocher les visions pour une Afrique de l'avenir.

Ce 5e sommet UE-Afrique se déroule dans une conjoncture particulière pour l'Afrique et l'Europe. «Il faut éviter toutes les déviations et détournements vers d'autres débats. Il est important d'avoir un travail sur le fond et le Maroc et la France peuvent jouer un rôle important dans ce forum», a ajouté Bourita. Interrogé sur la position de la France vis-à-vis du Sahara marocain, Le Drian a réitéré que la posture de la France est permanente sur le Sahara, considérant le plan d'autonomie comme une bonne base de négociation. 


La lutte contre le terrorisme passe par la formation

La lutte contre le terrorisme est un axe important du partenariat entre les deux pays. Une coopération opérationnelle qualifiée d'exemplaire par les deux pays qui, selon Bourita, échangent quotidiennement sur le sujet et agissent pour lutter contre les messages du radicalisme. En effet, 73 imams de France ont été formés au Maroc. Une convention, dans ce sens, a été signée en septembre 2017 à Tanger. Quant à la migration les deux pays sont pour une gestion globale et non uniquement sécuritaire. Cette thématique sera débattue au sommet UE-Afrique d'Abidjan. Pour Jean-Yves Le Drian, les initiatives communes pour le développement africain sont la meilleure réponse possible pour réguler le phénomène migratoire. «Il faut se battre contre les passeurs de toutes sortes qui profitent de la misère des autres», explique Le Drian avant d'ajouter qu'il faut une solution politique en Libye car c'est là que ces passeurs prospèrent.

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