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Soutenue par le ministère des Habous, l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme a tracé des objectifs qui s’étalent jusqu’en 2020, en vue de réduire le taux de 32% enregistré actuellement. La priorité sera accordée aux tranches d’âge qui correspondent aux populations actives, alors que les contraintes se situent toujours au niveau de la dispersion géographique et l’hétérogénéité de la population cible, ainsi que l’incapacité des associations partenaires à mobiliser des fonds pour compléter les subventions.

La 3e réunion du Conseil d’administration de l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme (ANCLA), créée en 2014, a été plutôt consacrée à l’évaluation  des programmes initiés pour pouvoir passer ensuite à la vitesse supériere. Les données recueillies montrent que les efforts qui ont été consentis dans le cadre de la stratégie nationale d’alphabétisation ont permis d’atteindre les principaux objectifs qualitatifs tracés durant la période de démarrage de l’agence.

Dans le détail, plusieurs enquêtes ont été menées en vue de mieux identifier les difficultés rencontrées durant la période 2014-2016, notamment pour mettre en place des supports didactiques selon des approches andragogiques adaptées aux besoins spécifiques des différentes catégories de bénéficiaires. Les données recueillies par le système d’information de l’ANCLA montrent que plus de  734.000 personnes ont profité des cours d’éradication de l’analphabétisme, alors que plus de 169.000 personnes se sont inscrites durant la saison 2016-2017. Le souci de l’élargissement des bénéficiaires est aussi une prioritré de la feuille de route 2017-2020, à côté des opérations d’évaluation globale des programmes depuis 2015. Pourtant, c’est la coordination avec l’agence qui semble toujours problématique. Ce ne sont pas uniquement les départements ministériels qui sont concernés, mais aussi les ONG qui travaillent dans le secteur, et dont le nombre est passé de 1.300 associations en 2015-2016 à 2.400 en 2016-2017.

L’agence a, en effet, conclu durant l’année écoulée plusieurs accords de partenariat avec les acteurs civils en vue d’atteindre de nouvelles couches sociales. Malgré les difficultés liées à la période de transition, le nombre des inscrits au niveau national a augmenté de 20,9% durant les 3 dernières années, alors que les bénéficiaires du programme post alphabétisation avoisinaient les 73.000 personnes à fin 2015 «dans la perspective de généraliser ce programme qui constitue la meilleure solution pour renforcer les apprentissages et minimiser les risques de retour à l’analphabétisme», précise la feuille de route de l’ANCLA.

Le programme des Habous
Le département d’Ahmed Toufiq a tracé un programme triennal articulé autour de cinq domaines d’intervention. Le document préparé par la direction de l’enseignement originel au sein du ministère se base sur «la gestion du temps de l’apprentissage en tenant compte des besoins des bénéficiaires et les spécificités de leurs zones géographiques. Le ministère continuera à modeler le temps d’apprentissage annuel consacré à l’encadrement et l’adapter de manière à permettre son optimisation», annonce la feuille de route 2017-2020. L’enseignement forme également un choix crucial en matière d’encadrement, accompagné par «un guide élaboré pour les activités parallèles ainsi que le lancement d’un programme télévisé et via internet», selon la même source. Concernant l’épineuse question de l’intégration professionnelle, le ministère des Habous a tracé trois domaines d’intervention que sont la formation professionnelle théorique et pratique, la qualification économique et enfin les techniques de recherche via le net. Une batterie de mesures devra aussi accompagner les programmes de l’agence, axés sur des plans d’action participatifs pour les budgets, sachant que les mosquées contribuent à l’effort national d’alphabétisation par l’inscription moyenne annuelle de 250.000 bénéficiaires.


Un indicateur qui tire vers le bas

Les efforts consentis pour réduire significativement le taux de l’illettrisme visent avant tout à améliorer le classement du Maroc en matière d’indice de développement humain (IDH). L’indicateur qui continue de tirer le classement du Maroc vers le bas incite l’État à agréger les efforts pour pouvoir s’attaquer aux zones les plus reproductives de la déperdition scolaire et celles ou le système n’arrive pas encore à percer. L’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme veut accélérer le rythme des inscrits dans les programmes de lutte contre l’analphabétisme pour atteindre 1,2 million de bénéficiaires par an d’ici 2024, avant de pouvoir atteindre le seuil de 5% d’analphabètes d’ici la même date. Selon les données de l’agence nationale, d’importantes disparités selon le genre persistent, avec 42% de femmes et 48% d’analphabètes qui habitent dans le rural. Les disparités régionales restent également flagrantes et devront figurer en tête de l’ordre du jour du plan triennal.

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