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18-12-2017 09:35

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Dans une déclaration au site web officiel du PJD, le maire de Casablanca impute les dysfonctionnements du contrat de gestion déléguée, signé avec M’dina Bus, au non-respect par ce dernier de ses engagements.

Dans notre édition du jeudi 24 août, nous rapportions la demande du président du groupe du RNI au Conseil de la ville de Casablanca, relative à la tenue d’une session extraordinaire dédiée au secteur du transport en commun, dans laquelle devrait être, également, interrogé le directeur de M’dina Bus. En attendant une réponse du maire de la ville à ce propos, Abdelaziz El Omari s’est prononcé, à deux reprises sur le sujet, dans le sillage de l’agression d’une jeune fille. Un incident qui a ravivé le débat sur les failles du transport en commun dans la métropole. En l’espace d’une seule journée, ce fait divers a sorti Abdelaziz El Omari de son mutisme habituel. C’est, peut-être, que les temps sont graves. Depuis longtemps, les deux «partenaires» se renvoient en effet la patate chaude, dès que la question de la crise du transport urbain à Casablanca est soulevée.

Dialogue de sourds ?
Le communiqué publié mercredi 23 août par le maire, est jugé laconique par rapport au tollé soulevé par ladite agression. En effet, il rappelle l’obligation de M’dina Bus de  respecter ses engagements en tant que délégataire. Celui-ci, rappelle le communiqué, est responsable de la sécurité des voyageurs. «Nous insistons sur le respect de M’dina Bus de ses engagements contractuels qui doivent garantir aux usagers de ses autobus les conditions de sécurité en vigueur. Nous insistons également pour que M’dina Bus poursuive et termine l’enquête interne qui s’en est suivie afin de prendre les mesures et les décisions nécessaires», lit-on sur le communiqué signé par El Omari. En somme, rien de nouveau. Pour en savoir plus sur la réaction du maire, il faut lire sa déclaration accordée au portail officiel du PJD.

En effet, dans un article publié sur le site web www.pjd.ma avant-hier, le maire de Casablanca charge directement M’dina Bus. «Le mauvais état dans lequel se trouvent les autobus de M’dina Bus est dû au fait que cette entreprise ne respecte pas son programme d’investissement. Dans ce dernier, elle s’est engagée à respecter un âge maximum de sept ans de la flotte. Aujourd’hui, l’âge de celle-ci dépasse seize ans», a-t-il déclaré.

Contrat et reconduction
Le contrat liant la ville de Casablanca à M’dina Bus, ayant débuté en 2004, se termine en 2019. Si, selon www.pjd.ma, ce n’est qu’en ce moment-là que la préparation d’un nouveau cahier des charges (CDC) du transport au sein de la ville sera entamée, le communiqué du maire affirme que les travaux de préparation du dit CDC ont, par contre, déjà commencé. Le but étant de choisir un prestataire en charge du transport urbain à Casablanca et dans des communes avoisinantes. D’ici là, l’audit mené par le cabinet KMPG, ayant pour mission d’évaluer le contrat de gestion déléguée de M’dina Bus (2004-2015), devra permettre de définir les responsabilités des signataires dans les dysfonctionnements mis à nu au public depuis des années. Le portail officiel nous apprend, par ailleurs, qu’un cadre de coopération intercommunal (18 communes), présidé par le président de la commune de Mohammedia, sera formé pour préparer l’après 2019. Une bonne nouvelle enfin.  

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