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Avant de mettre en œuvre les orientations stratégiques de la politique de l’emploi, le département de tutelle a lancé un appel à contribution à l’intention d’une multitude d’acteurs pour établir une liste des mesures urgentes qui devront faciliter l’application du Plan national de promotion de l’emploi

Le ministre de l’Emploi et de l’insertion professionnelle, Mohamed Yatim, veut fédérer l’ensemble des intervenants dans la lutte contre le chômage autour d’une batterie de mesures qui devront précéder le plan national 2017-2021. Le ministère a en effet ouvert les concertations qui devront prendre fin le 25 août avant de procéder au lancement des premières initiatives incluses dans le programme du gouvernement. D’une durée de 10 jours, l’appel à contribution concerne les partenaires sociaux regroupés au sein du dialogue social, mais aussi les instances et organismes chargés de la mise en œuvre du programme du gouvernement ainsi que ceux qui sont habilitées à évaluer l’impact des mesures lancées depuis avril dernier, date de l’investiture du gouvernement. «Partant d’une approche participative, le ministère du Travail et de l’insertion professionnelle, qui préside le comité technique de suivi de la mise en œuvre de la politique gouvernementale de l’emploi, a lancé un appel à contributions en direction des différents acteurs et des citoyens en vue de recueillir leurs propositions quant aux meilleures issues de la promotion de l’emploi et de la lutte contre le chômage», indique le ministère à ce propos.

Les domaines de concertation
Même si le chemin s’annonce encore long devant la finalisation d’une Stratégie nationale de l’emploi, le gouvernement ambitionne durant cette étape précédant la rentrée de donner plus de visibilité au Comité ministériel de l’emploi, qui a été instauré et chargé d’une mission de pilotage, avant de pouvoir arriver au stade de la finalisation du Plan national de la promotion de l’emploi, «lequel constituera l’outil gouvernemental de la mise en œuvre des orientations fixées», souligne le département de tutelle suite à l’ouverture du recueil des avis.

Les axes qui font l’objet de débats concernent les modalités d’application des 3 orientations majeures prévues par le programme du gouvernement (travail décent, égalité et l’emploi des jeunes) mais aussi le volet relatif à l’encouragement de l’investissement générateur de postes de travail. Les exigences du gouvernement concernent ainsi «le rapprochement du système d’éducation et d’alphabétisation de l’emploi avec l’adaptation des programmes de formation aux offres et aux opportunités et l’amélioration de l’employabilité des lauréats», précise le département de l’Emploi. L’appel à contribution devra également porter sur «l’évaluation et la révision des programmes de promotion de l’emploi, le développement des mesures relatives à l’auto-emploi et le lancement de nouveaux programmes visant à qualifier les jeunes lauréats et développer l’emploi en milieu rural». L’axe concernant le programme de qualification des licenciés a été aussi intégré au champ des contributions, tout comme la création d’incubateurs d’auto-emploi et des entreprises. Deux mesures phares devront être finalisées avant la mise en place du plan national et portent respectivement sur «la mise en application de la disposition du décret portant sur les marchés publics relative à l’instauration de 20% au profit des PME et l’évaluation de l’action de l’ANPME en vue d’améliorer sa gouvernance et son rôle via un contrat-programme avec le gouvernement», précise le département de tutelle.

Dans la liste des mesures urgentes, on trouve aussi la refonte des systèmes d’intermédiation de l’ANAPEC. En ligne de mire se trouve la généralisation des espaces d’emplois numériques en milieu rural et le développement des services à distance au niveau des villes, des universités et des communes, accompagnés «de la mise en place de programmes régionaux basés sur un dispositif régional de promotion de l’emploi visant la complémentarité et les synergie des actions des divers acteurs territoriaux», souligne la feuille de route du ministère.

Pour la veille, les partenaires sociaux devront également proposer des mesures en vue d’appuyer l’Observatoire national du marché du travail, notamment via le lancement d’un système d’information au profit des différentes catégories d’acteurs


La révision du Code du travail également concernée

L’appel à contribution lancé par le gouvernement concerne aussi «la révision du Code du travail via une approche participative intégrée pour une meilleure conformité aux normes internationales du travail», selon les axes tracés. Quatre thématiques sont retenues jusqu’à présent et concernent le travail décent, la compétitivité de l’entreprise, l’accès au travail pour les populations vulnérables et l’accompagnement des migrants en situation régulière pour leur insertion professionnelle. Parallèlement à la révision du cadre normatif, l’État compte également préparer une stratégie de promotion de la santé et de la sécurité en milieu professionnel conformément aux résolutions de la convention internationale du travail n°187 ainsi que le renforcement du dispositif d’inspection du travail. «Le ministère organisera un colloque national pour la révision de la stratégie nationale de l’emploi à l'horizon 2025 et ceci sur la base des résultats et de l’état d’avancement du programme gouvernemental de promotion de l’emploi», indique la feuille de route de Yatim.

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