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La presse camerounaise a tiré à boulets rouges sur le président de la CAF, Ahmad Ahmad, qui a déclaré que le Cameroun n’est pas en mesure d’accueillir la CAN 2019. Le Maroc, en embuscade, attend le dénouement de cette affaire pour mettre la main sur l’organisation de cette compétition. Les détails.

«La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a pris connaissance avec une profonde consternation des récentes déclarations du président de la CAF, selon lesquelles, en l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la CAN». Le communiqué de la fédération est acerbe envers le président de la CAF, Ahmad Ahmad, dont les déclarations ressemblent à une liquidation de l’ère Issa Hayatou. On rembobine. Lors du symposium de la CAF qui s’est tenue a Rabat les 18 et 19 juillet, il a été décidé que la CAN se jouera désormais en juin et juillet et connaîtra la participation de 24 sélections. Ce qui nécessite la mise à disposition de 8 stades aux normes FIFA au lieu de 6. Pour entériner ces décisions, une réunion de la CAF a eu lieu à Tanger le 30 juillet et dont l’une des principales décisions allait mettre le feu aux poudres. Il s’agit de la désignation d’une commission pour inspecter du 20 au 28 août l’état d’avancement des travaux de préparation de la CAF 2019 au Cameroun. Or, Ahmad Ahmad s’est exprimé sur la capacité du pays à accueillir la compétition avant même que ladite mission d’inspection ne commence son travail.

Poker menteur

Pourtant, les Camerounais avaient anticipé le coup et le patron de la Fécafoot, Tombi A Roko, a multiplié les interventions, lors du symposium de Rabat en juillet. Objectif : rappeler que la CAN 2019 dans son pays ne court aucune menace et exprimer sa totale confiance dans les instances du football africain qui chante l’arrivée d’une nouvelle ère. Mais, le sentiment d’un probable coup dans le dos est resté entier dans les médias camerounais, et même au plus haut sommet de l’État. Pour preuve, la presse locale a annoncé que le chef de l’État, Paul Biya, aurait invité le président de la Confédération africaine de football (CAF) à Youndé et qu'Ahmad aurait décliné l’invitation. Membre du comité exécutif de la CAF, 3e vice-président et président de la Commission des finances, Faouzi Lakjaâ, s’est positionné comme l’homme capable de faire basculer la situation et chiper l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun.

Lakjaâ à la manœuvre

Pour rappel, un comité de la CAF s’est réuni le dimanche 30 juillet à Tanger pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux au Kenya et au Cameroun qui vont accueillir respectivement le CHAN 2018 et la CAN 2019. Il en ressort également que la désignation de plusieurs missions d’inspection dans ces deux pays. Or, qui préside ce comité d’urgence de la CAF ? Là encore, on retrouve le président de la FRMF, Faouzi Lakjaâ, qui va établir un rapport final qui sera livré au président de l’instance africaine de football, Ahmad Ahmad, qui aura le dernier mot pour l’attribution ou pas de ces compétitions à ces pays. De quoi provoquer la colère des Camerounais. Captant le signal, une bonne partie de la presse sportive marocaine annonce d’ores et déjà que le Maroc, en raison de ses infrastructures sportives, va arracher l’organisation de la CAN 2019. Même le commentateur sportif de la chaîne beIN Sports, Hafid Derraji, a déclaré sur twitter que «le Maroc a pratiquement remporté l’organisation de cette compétition». Dans la foulée, l’Algérie entre dans la danse en tant que faux challenger, plus préoccupé par l’occupation de l’espace médiatique et jouer au trouble-fête que de préparer un plan concret pour concurrencer le Maroc. Pour ne rien arranger, Ahmad Ahmad a attisé la tension entre le Maroc et le Cameroun en parlant d’un «plan B», et de «l’ouverture des procédures d’appels d’offres pour qu’il y ait d’autres pays qui participent à l’organisation de la CAN 2019».
L’arrivée d’Ahmad Ahmad a sonné la fin du système de corruption généralisée qui a gangrené, pendant les 29 ans de règne d’Issa Hayatou, le football africain, sans oublier le lobbying mesquin de l’Égypte. Cependant, seule la suite des événements va démontrer s’il est l’homme de la rupture ou un simple enfumage qui aura servi à arrimer le football africain aux intérêts de l’Europe.

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