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Maroc

Le projet de loi marocain de délimitation des eaux territoriales a été débattu au Parlement canarien. Les partis politiques dénoncent «les projets annexionnistes» du Maroc et appelle Madrid à réagir.

C’est le sujet qui anime les débats politiques en ce moment chez les voisins de l’archipel canarien. Le projet de loi présenté par le gouvernement marocain sur la délimitation de la zone économique exclusive au large des côtes du Sahara, tout en l’incorporant dans l’arsenal juridique national, est la principale préoccupation de l’archipel canarien.

Le président du gouvernement canarien, Fernando Clavijo, a déclaré mardi dernier que la décision unilatérale du Maroc est «préoccupante». S’exprimant devant le Parlement local, Clavijo a tout de même appelé à la retenue en précisant que le gouvernement central mène des négociations avec les autorités marocaines ainsi qu'avec la communauté internationale, à ce sujet. Toutefois, le chef de l’Exécutif canarien a lancé un appel aux partis politiques locaux, précisément ceux proches des séparatistes, comme le parti Nueva Canaria (NC), de ne pas confondre cette affaire avec celle du conflit du Sahara. Ces propos sont loin de calmer les angoisses de certaines formations de l’archipel. De fait, certains partis locaux de l’archipel reprochent au gouvernement central «la tiédeur» avec laquelle Madrid gère cette affaire.

Durant ce débat sous la coupole insulaire, les députés ont exhorté leur Exécutif à «hausser le ton devant les prétentions» du Maroc. De fait, au moment où la scène politique canarienne digère mal les projets des autorités marocaines, Madrid affiche une sérénité déconcertante selon la classe politique de l’archipel. Toutefois, les eaux territoriales relèvent des prérogatives du gouvernement central et l’archipel ne peut intervenir à ce sujet.

En somme, le dernier mot concernant cette affaire revient au gouvernement de Mariano Rajoy. Celui-ci semble s'être concerté avec son homologue marocain sur cette démarche. Très actif dans les Îles Canaries, le Polisario n’a pas raté cette occasion pour chauffer ses partisans à blanc. Le représentant des séparatistes dans l’archipel a appelé les Canariens à se rebeller contre ces projets.


L’expert britannique

Les autorités marocaines n’ont pas fait les choses à moitié pour aborder ce thème qui aurait pu se convertir en conflit diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. Selon les médias espagnols, le gouvernement marocain a fait appel aux services d’un chevronné en la matière pour mener à bien cette délicate entreprise. La mission a été confiée à Lindsay Parson, un expert de droit maritime et des frontières internationales et l’un des professionnels européens en matière de droit maritime international. Géologue marin de formation, il a à son actif une expérience de plus de 30 ans en matière de frontières maritimes. Parson était membre permanent de la délégation du Royaume-Uni auprès de l’ONU, en charge des frontières maritimes. De même, il a dirigé le dossier des eaux maritimes des Malouines, un contentieux opposant le Royaume-Uni à l’Argentine.

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