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Maroc

Après moult tractations avec la communauté musulmane locale, le gouvernement de Melilla a décidé d’autoriser l’import des ovins marocains provenant d’élevage libre.

Finalement, les moutons marocains seront autorisés à accéder à l’enclave de Melilla. Après un long blocus imposé par les autorités de l'enclave, lesquels invoquaient une question de sécurité alimentaire, ces dernières sont revenues sur leur décision, jugée arbitraire par un large pan de la population du préside. Selon les médias locaux, le gouvernement de l’enclave a conclu un accord avec les autorités marocaines permettant l’import du cheptel national, à condition qu’ils proviennent de zones dites non affectées par la fièvre aphteuse. De la sorte, seuls les moutons montrant patte blanche en exhibant un certificat prouvant qu’ils sont issus d’une exploitation libre hors de contamination, peuvent franchir la frontière. L’annonce a été faite par le délégué du gouvernement central à Melilla, Abdelmalik El Berkani.

Selon ces déclarations, son département travaille de concert avec le ministère espagnol de l’Agriculture et la direction générale de santé et production agraire, afin de pouvoir importer des têtes, en respectant les normes nationales et internationales en la matière. De la sorte, El Berkani a souligné que pour la prochaine fête de l’Aid el Kébir, prévue le 1er septembre à Melilla, les bovins marocains peuvent être introduits dans l’enclave sous le régime d’importation et devraient être munis d’une certification de cheptel indemne.

Le responsable a ajouté toutefois qu’aucun animal ne pourrait accéder au préside, transporté individuellement dans un coffre de voiture ou sur une motocyclette, une pratique courante au préside. Cette question d’interdiction a divisé la population du préside et s’est convertie en un thème politique de premier ordre. L’affaire opposait les défenseurs de l’interdiction, à savoir le parti au pouvoir le PP et son appareil administratif, et les partis de l’opposition tels que les socialistes et, bien entendu, le parti Coalition pour Melilla (CpM), le porte-voix de la communauté musulmane. La forte mobilisation de ces derniers n’a pas fait flancher le gouvernement de Melilla, qui a maintenu l’embargo. Même la Commission européenne s’est mêlée de cette affaire en faisant une sortie qui appuie la décision des autorités de l’enclave.

En novembre 2016, la CE a indiqué que le cheptel marocain pourrait constituer une menace pour les exportations espagnoles de viande. La CE a rendu son avis suite à une saisie par un eurodéputé ayant fait appel à l’arbitrage communautaire pour contester la décision du gouvernement de Melilla. Bruxelles avait estimé qu’un problème touchant la santé animalière à Sebta ou Melilla, affectera le statut de l’Espagne comme pays indemne non affecté par la fièvre aphteuse. Cependant, les autorités marocaines ne se sont jamais prononcées sur cette accusation à l’adresse du cheptel national.

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