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Maroc

Les montants alloués par le PLF 2017 aux secteurs de l’éducation nationale, la santé, l’emploi et pour la lutte contre les inégalités spatiales n’ont pas du tout suscité l’enthousiasme au sein de la 1re Chambre. La faible participation des métiers mondiaux dans l’absorption des contingents des chercheurs d’emploi a été aussi fustigée.

Les élus de la 1re Chambre se disent déçus par les dotations du PLF 2017 allouées au pôle social. La nouvelle génération des droits de l’Homme annoncée par le programme du gouvernement et qui met en avant les droits économiques et sociaux ne figurait pas sur la liste des rubriques budgétaires validées par la 1re Chambre, vendredi dernier. «Ce qui a été réservé, comme dotations, au volet social, notamment l’enseignement et l’emploi, demeure disproportionné par rapport aux défis imposés», indique le rapport final de la Chambre des représentants qui pointe essentiellement du doigt le budget accordé au département de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Outre la faiblesse des moyens financiers, les membres de la commission ont constaté aussi l’absence de la convergence des programmes publics ainsi que la formation parallèle qui ne vont pas faciliter la tache des responsables en charge de la mise en œuvre de la vision 2015-2030.

La même désillusion apparaît dans l’évaluation qui a été faite pour l’enseignement privé. «L’enseignement et la formation ne doivent pas être pris comme actes de commerce, et il y a une nécessité urgente de restructurer le secteur et mettre en place des conditions intransigeantes pour l’investissement», peut-on lire dans le diagnostic final de la majorité et de l’opposition au sein de la Chambre des représentants qui ont appelé aussi à ce que la question de l’enseignement soit abordée selon une logique nationaliste. Cet état d’esprit reste la seule solution pour résoudre la problématique de la généralisation de la scolarisation au sein du rural, essentiellement devant le manque des ressources humaines et le transport scolaire. Pour le recrutement par contrat de 11.000 enseignants, le rapport parlementaire incite le gouvernement «à la révision de cette décision, du moment qu’elle ne sert, d’aucune manière, la restauration du climat de confiance» entre les enseignants et l’État.

La réduction du chômage est aussi problématique
Les mesures apportées par le gouvernement n’ont pas convaincu non plus. Sans contester le seuil fixé par le programme de l’Exécutif, en vue de ramener l’indicateur du chômage à 8%, les députés ont mis en avant le manque de visibilité pour le secteur public avec l’absence de données relatives au nombre des fonctionnaires qui partiront à la retraite, ce qui ne leur permet pas d’évaluer l’impact de 23.768 postes budgétaires qui ont été créés par le PLF 2017. «Les députés n’ont pas pu digérer le recours aux contrats, puisqu’il était possible de recourir au recrutement direct sans transformer les établissements publics en entreprises d’emploi, et cela dans des conditions que seules les deux parties au contrat connaissent», selon les termes du rapport de la Commission des finances et du développement économique.

Cette politique serait de nature à «vider le budget de sa substance et de l’empêcher d’assurer son rôle en matière de contrôle des ressources, de même qu’elle impactera l’emploi dans d’autres secteurs liés à l’investissement», ajoute la même source. En relation avec les stratégies sectorielles, notamment industrielles, les députés ont fustigé le faible apport en matière d’emploi «avec une hémorragie sur ce niveau», indique le rapport, qui relève la faible participation des métiers mondiaux du Maroc dans l’absorption des contingents des chercheurs d’emploi.

La même remarque a été émise pour le secteur agricole, qui «n’arrive pas à créer des postes de travail stables», précisent les députés qui font référence à l’exiguïté du caractère saisonnier et interrompu des métiers liés aux diverses branches agricoles. Parmi les pistes préconisées par les députés, le retour en force de l’État employeur, via les entreprises publiques, qui est la solution élémentaire de la réforme administrative. Le rapport parlementaire indique que la moyenne enregistrée au Maroc est de l’ordre de 17 fonctionnaires pour 1.000 citoyens, alors qu’en Europe, elle est se situe à 80 fonctionnaires pour 1.000 administrés.


Une faible démarche prospective

Les élus ont tiré la sonnette d’alarme contre le manque de visibilité en matière d’indicateurs de l’emploi, avec la forte présence de l’informel. Les indicateurs rapportés par les députés font état de la perte de 100.000 emplois dans le secteur agricole en 2016 pour deux raisons : Les conditions climatiques, et le recours aux engins mécaniques, de même que le nombre des sociétés qui ont cessé leur activité dans le secteur industriel a atteint 7.000 entreprises en 2016. Au total, durant l’année écoulée, ce sont 37.000 emplois qui ont été perdus, alors que la perte durant les trois premiers mois de cette année a été de l’ordre de 12.500 emplois.

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