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Du haut de ses 26 ans, Zineb Mekouar rejoint le mouvement «En marche !» pour rompre avec «le nihilisme politique ambiant dans l’Hexagone». Rapidement, elle est impliquée dans la machine électorale d’Emmanuel Macon et en fait un travail à plein temps. Portrait.

 

«Je voulais m’engager plus dans la politique, sans en faire une occupation à plein-temps, mais j’avais cette idée qu’il règne une ambiance de «panier de crabes» dans les partis. «En Marche !», c’est différent. Il y a des jeunes et on a l’audace de leur faire confiance», explique Zineb Mekouar, bien contente de s’être trompée sur la politique. La jeune Franco-marocaine fraîchement diplômée est aujourd’hui membre active du mouvement «En Marche !» dans la section porte-parolat.
Elle s’est engagée en avril dernier, quelques jours après l’obtention de son diplôme d’HEC doublé de celui de la prestigieuse école Sciences Po Paris. Née à Casablanca et ancienne élève du Lycée français Lyautey, son parcours universitaire la mène à Paris où elle est stagiaire dans plusieurs ministères français, et elle part même à New York pour un poste dans la culture. Zineb est une touche-à-tout, c’est d’ailleurs ce qui l’a menée jusqu’à la formation généraliste de Sciences Po, bien qu’elle ne fut pas intéressée par la politique tout particulièrement. Culture, représentation d’intérêts, économie… autant de centre d’intérêts qui ont pourtant justement leur place dans la politique. Aujourd’hui, elle a trouvé sa place dans le mouvement du nouveau président Emmanuel Macron. «Je ne me reconnaissais pas dans les autres partis de France. La droite et la gauche s’opposent bêtement sur des principes qui, selon moi, peuvent être réunis dans une idéologie. Et puis, le mouvement d’Emmanuel Macron nous a donné envie de croire en quelque chose de mieux».

D’une bouteille à la mer au premier meeting

Selon la jeune fille, «En Marche !» représente en France ce renouveau que les ancestraux partis de gauche et de droite (le Parti socialiste et les Républicains) n’offrent plus ni aux jeunes, ni aux Français... Et en effet le parti est, rien que dans la forme, audacieux. «J’aimais déjà bien le personnage d’Emmanuel Macron en tant que ministre de l’Économie de l'économie". Un soir à 21 heures, Zineb Mekouar raconte qu’elle lance «une bouteille à la mer» en envoyant son CV au contact du tout nouveau parti politique créé le 6 avril 2016. Dès le lendemain matin, on lui répond positivement et l’invite à se rendre au QG. Elle est directement engagée en tant que bénévole, sans plus de questions. La jeune fille s’implique rapidement dans le mouvement en enchaînant les missions de porte-à-porte durant l’été. Le 12 juillet, elle est intervenante durant le premier meeting de celui qui est encore ministre de l’Économie. «Là, on m’a vraiment fait confiance. Je n’étais pas là depuis très longtemps, et on m’a fait monter sur la scène directement». À la fin de l’année 2016, Zineb abandonne très vite l’emploi dans lequel elle s’était engagée pour se consacrer à plein temps à la campagne d’Emmanuel Macron. Un parti qui donne une place aussi importante à des jeunes diplômés sans aucune expérience politique, ce n’est pas très courant en France.

Des jeunes, de la fraîcheur et encore des jeunes…Et après ?

«Il y a énormément de jeunes dans le mouvement, même si des experts et des militants plus expérimentés viennent nous aider. Cette jeunesse fraîchement diplômée apporte beaucoup de dynamisme et d’optimisme dans une France qui en manque cruellement», déclare-t-elle. De la fraîcheur et des nouvelles compétences, voilà ce qui caractérise selon Zineb le milieu interne du parti. Aujourd’hui, elle est affectée au porte-parolat aux côtés de Benjamin Griveaux, porte-parole officiel d’«En Marche !» et occupe une place importante dans le pôle consacré à l’égalité homme-femme. À ses côtés, on compte un bon nombre de membres actifs qui ont aussi moins de 30 ans. En ce qui concerne l’avenir, Zineb est tout de même très optimiste, même si elle ne sait pas vraiment vers quoi elle se dirige. «C’est le flou total, mais on est très impatient de vivre la suite de l’aventure. On attend l’annonce du nouveau gouvernement. Il y a les législatives qui arrivent, d’autres meetings...». Une ligne encore incertaine pour cette ancienne étudiante qui semble avoir des capacités et de l’intérêt pour tous les postes que pourraient lui offrir le mouvement. Elle n’imagine néanmoins pas se lancer dans «une carrière politique linéaire», chose qui n’existe pas réellement en politique selon elle. Pour le moment, la jeune
Franco-marocaine se contente de vivre cette mutation politique du haut de ces 26 ans.

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