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Médecins du public et du privé, pharmaciens, personnel médical... les grèves au sein des métiers de la santé se sont multipliées ces derniers jours. La dernière en date a été menée, le 19 avril, par les médecins du secteur public et a pratiquement paralysé l’activité dans les grands CHU du royaume.

La tension monte à l’approche du 1er mai, dans le secteur de la santé. Les grèves se multiplient dans les métiers de la santé tant auprès des médecins du secteur privé que ceux spécialistes ou encore les pharmaciens. Le dernier en date est celui des médecins du secteur public affiliés à la Confédération démocratique du travail (CDT).

Le syndicat a décidé de tenir hier une grève nationale aux relents d’avertissement à l'adresse du gouvernement El Othmani. La grève visait l’ensemble des établissements de santé, à l’exception des urgences et des services vitaux. «La grève a connu une très forte mobilisation et a été fortement suivie et ce dans la plupart des hôpitaux et centres de santé au Maroc. Les CHU dispensaient le service minimum comme pour un dimanche», explique Mostafa Chanaoui, secrétaire général de la CDT-Santé.  Parmi les doléances des médecins, le respect des engagements inclues dans l’accord du 5 juillet 2011 portant entre autres sur l’équivalence administrative et scientifique des infirmiers et du personnel paramédical. Ils exigent notamment que les prérequis budgétaires de cette réforme soient intégrés dans le cadre de la loi de Finances 2017 à discuter et à valider durant les prochaines semaines. Dans une réponse publiée mercredi, le ministère de la Santé rappelle l’état d’avancement du projet, précisant que des circulaires et décisions juridiques avaient été prises en février et juillet 2016 pour régulariser la situation de ces profils et leur permettre d’accéder aux cycles de master et de doctorat dans leurs disciplines respectives.

Le département d'El Haussaine Louardi précise également qu’un master pédagogique des sciences de l’infirmerie et des techniques de santé sera ouvert à la rentrée universitaire 2017-2018. Concernant la régularisation du statut administratif de ce personnel médical, le ministère de la Santé a précisé que les discussions doivent se poursuivre avec les partenaires sociaux pour atteindre une solution. Parmi les objectifs du débrayage également, il s'agit de «tirer le signal d’alarme concernant la politique destructrice du secteur public menée par l’Exécutif», signale le Syndicat national de la santé affilié à la CDT. Le choix du 19 avril comme journée de grève n’est pas fortuit. Il s’agissait pour les blouses blanches d’insister sur la nécessité d’intégrer la santé comme objectif primordial du gouvernement à inclure dans son programme présenté le jour même.

Les médecins du secteur public visent notamment la mise en place d’un régime de fonction publique du secteur de la santé et une reconnaissance légale des spécificités du secteur et des métiers qui le composent. Pour le syndicat, la reconduction de Louardi à la tête du département constitue une aubaine. «Ce dernier connaît déjà parfaitement ces dossiers et, de ce fait, ne devrait pas perdre de temps à s’enquérir des détails», explique-t-on auprès de la CDT-Santé. Parallèlement à ce mouvement de grève chez les médecins du secteur public, le syndicat des pharmaciens de Casablanca a également décrété la fermeture des pharmacies de garde de la métropole au-delà de minuit pendant toute la semaine. Il semble que ce soit toutefois une querelle interne entre pharmaciens casablancais qui soit derrière ce débrayage. Les pharmaciens dénoncent notamment «le non-respect des horaires et d’autres dispositions déontologiques qui régissent la profession». Il s’agit notamment de non-respect, par une minorité, des horaires de garde et l’absence d’intervention coercitive de la part des autorités. Ce mouvement concerne pas moins de 1.200 pharmacies dans la capitale économique. La tension n’est pas tout à fait retombée du côté des médecins spécialistes du secteur privé.

La grève du 30 mars dernier menée par le Collège syndical des médecins spécialistes privés (CNMSP) et de l’Association nationale des cliniques privées (ANCP) a failli paralyser le secteur privé, si ce n’était les «dissidents» au sein de la profession. Le dossier revendicatif des médecins était chargé, avec notamment la demande d’une revalorisation de la tarification nationale de référence de certains actes. Les médecins semblent en tout cas privilégier pour le moment la stratégie du «wait and see», affirmant préférer le dialogue, tout en s’autorisant à utiliser «les moyens légaux pour défendre nos droits si nous le jugeons nécessaire», précise-t-on auprès du Collège syndical des médecins spécialistes privés.

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