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Maroc

La capitale sénégalaise qui accueille la semaine du développement africain et la 10e réunion conjointe entre l’UA et la Commission économique des Nations-Unies (CEA) a été le théâtre d’une intense passe d’armes entre le Maroc et le Polisario.

Après le retour du Maroc à l’Union Africaine (UA), c’est à Dakar que s’est produit le premier face-à-face entre le royaume et le Polisario dans le cadre de la 10e réunion ministérielle conjointe entre l’UA et la Commission économique des Nations-Unies (CEA) et comme on pouvait s’y attendre, un nouvel incident a opposé les deux parties. Et pour cause, dès la matinée, la délégation marocaine s’est opposée à la participation du Polisario aux travaux.

Avant l’arrivée des délégations, les délégués marocains se sont installés, en plus des sièges qui leur sont réservés sur ceux portant la mention «Sahara occidental» privant ainsi les représentants du Polisario de places. En guise de solution, un autre emplacement a été aménagé pour le Polisario avec la mention «République sahraouie». Et une autre trouvaille diplomatique a permis de lancer les travaux sans couacs : la réunion est placée sous la seule houlette de l’UA et non conjointement avec la CEA. Le Maroc accepte le compromis et tout se déroule sans aucun incident, malgré les trois heures de retard accusées avant le démarrage des travaux. En effet, au lieu de 9h, la réunion n’a commencé qu’après 12h15 !

Passe d’armes
Après les discours, les participants étaient invités à un copieux déjeuner. Au retour, tous se félicitaient de pouvoir enfin se consacrer à la thématique du jour portant sur «la croissance, les inégalités et le chômage en Afrique», mais c’était compter sans les manœuvres des délégués du Polisario.

En effet, dès la reprise dès travaux, le représentant du Polisario prend la parole et condamne l’incident de la matinée. Le Maroc réplique à son tour et exige l’expulsion du Polisario à une réunion conjointement organisée avec les Nations-Unies, qui ne reconnaissent pas cette entité en tant qu’État. Tout de suite après, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigéria se positionnent clairement en faveur de la présence du Polisario. Le Maroc devant le silence surprenant de ses alliés traditionnels d’Afrique de l’Ouest se défend seul et demande la suspension, voire l’annulation de la réunion.

Au finish, le président de la séance, un Sud-africain décide de faire valoir ses prérogatives et opte pour la poursuite des travaux, tout en soumettant sa décision à l’approbation d’un vote. Au final, ce vote n'aura pas lieu et les travaux ont été suspendu pour etre repris demain.

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