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Quand Rebel Spirit et Casablanca Events & Animation se rencontrent, cela donne forcément quelque chose de 100% casaoui ! L’artiste et l’agence viennent d’annoncer la sortie de Casawa, une bande dessinée dédiée à la ville blanche. Révélations.

Promouvoir Casablanca via une bande dessinée, c'est chose faite. C’est l’idée de Casablanca Events & Animation et de Rebel Spirit alias Mohamed El Bellaoui, ce jeune artiste plasiticien passionné par l’art urbain et la culture underground à la touche particulière et surtout grand amoureux de Casablanca, sa ville natale.

«Le contact a été direct ! L’idée est venue de faire un projet en commun. Au départ, il s’agissait de mettre sur pied l’exposition aux abattoirs et après ils ont vu mon travail. J’ai vu aussi ce qu’ils cherchaient à faire. On a de nombreux points en commun, ils sont à Casablanca et travaillent pour Casablanca. Moi aussi !», confie Rebel Spirit sur sa collaboration avec Casablanca Events & Animation qui se sont mis d’accord pour donner vie à une bande dessinée qui serait le reflet de tous les souhaits des Casablancais pour leur ville. En darija et en français, avec la patte made in Rebel Spirit, les dessins représentent les personnages clés de la ville blanche à l’image du photographe de la fontaine, du Guerrab du Habbous, des jeunes supporters de foot au terrain ou encore du chauffeur de taxi. Des scènes qu’on peut retrouver à Casablanca et des personnages qu’on peut facilement associer à des lieux de la ville. Tous parlent d’une Casablanca plus belle, plus respectueuse, plus verte, moins agressive et moins polluée.

«La bande dessinée est un moyen original et pertinent pour intéresser le grand public à son environnement et le sensibiliser avec pédagogie à travers une démarche citoyenne et à forte valeur culturelle», explique Mohamed Jouahri, directeur général de Casablanca Events & Animation avant que le jeune artiste ne confie : «J’aimerais que cette bande dessinée soit à la portée de tous les Marocains !». Il faut dire que Rebel Spirit a bien prouvé qu’il aimait sa ville. Elle est d’ailleurs sa principale source d’inspiration. Auteur du premier guide casablancais, l’artiste puise son inspiration des odeurs, des couleurs, des rues, des quartiers, de l’architecture et de l’énergie populaire de Casablanca. «Je vis à Selmia 2, c’est le dernier quartier de la ville. J’ai étudié à l’École des beaux-arts pendant 4 ans, je recevais beaucoup de personnes en couchsurfing. On m’a souvent posé plein de questions sur la ville et je me rendais compte que ce qui me paraissait normal ne l’était pas du tout aux yeux des gens. Je traversais toute la ville en allant à l’école, de Selmia au centre, je passais par Californie, le Mâarif en voiture, en moto, en bus…J’ai observé plein de choses». Il a observé et il a dessiné une Casablanca qu’il aime à la folie et qu’il déteste. «Je n’aime pas l’égoïsme des chauffeurs ! La mauvaise gestion des espaces culturels. On est fort en construction et inauguration mais en gestion des espaces, aucunement et cette manie de mettre des obstacles à la créativité de la jeunesse !», explique celui qui avait du mal à trouver des salles de répétition avec son groupe, car Rebel Spirit est avant tout un musicien avant d’être un plasticien de talent. Le dernier d’une fratrie de 4 filles, il dessine depuis toujours et se voit devenir musicien.

Après avoir échoué au concours des beaux arts, il se réfugie à la fac et étudie l’économie jusqu’au jour où poussé par sa meilleure amie, il retente le concours de l’école qui verra défiler les plus belles années de sa vie. Rebel Spirit devient alors major de sa promotion aux beaux arts de Casablanca et la suite, tout le monde la connaît. «Je ne fais que travailler et partager. Je ne m’arrête jamais de travailler. Je ne m’appelle ni Bennis ni Berrada ! Je n’ai pas étudié à Al Akhawayne ou à Harvard. Je n’ai jamais dépensé un sou pour étudier. Je suis issu du public et fier de l’être. Un seul mot pour réussir : le travail !». Parole d’un esprit rebelle qui a la tête bien sur les épaules !  

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