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Le Conseil national des droits de l’Homme et l’UNICEF ont approuvé un programme conjoint devant donner naissance à une nouvelle instance nationale de recours pour les défenseurs des droits de l'enfant. L’accent sera mis sur le renforcement des capacités des commissions régionales des droits de l’Homme, ainsi que sur l’appui aux actions des coalitions et réseaux associatifs.

L’instance présidée par Driss El Yazami entame un nouveau cycle de coopération avec l’UNICEF pour la période 2017-2021. Finalité: traduire en actions tangibles les engagements pris par le Maroc au niveau international. Ce nouveau cycle quinquennal a été l’objet d’une convention dont l’objectif est de «renforcer les capacités nationales en matière de suivi indépendant et de reporting sur la situation des droits de l’enfant au Maroc, conformément aux normes internationales», indique le nouveau plan d’action convenu. «Les deux premières années du nouveau cycle de coopération 2017-2021 seront structurantes pour l’ensemble de ce cadre quinquennal», prévoit la convention.

En ligne de mire, la création d’une instance nationale de recours pour les enfants victimes de violations de leurs droits, conformément à l’Observation générale n° 2 du Comité des droits de l’enfant et à une meilleure coordination nationale et régionale pour renforcer le suivi des violations de ces droits. «L’accent sera particulièrement mis sur le renforcement des capacités des commissions régionales des droits de l’Homme, ainsi que sur l’appui aux actions des coalitions et réseaux associatifs œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l’enfant, tout en renforçant la collecte dynamique d’informations sur les droits de l’enfant avec la participation des enfants», précise la feuille de route préconisée.

À côté du souci de renforcer les capacités du suivi, le CNDH projette de faire de l’Institut national de formation aux droits de l’Homme le pivot de cette opération, avec un programme de formation qui sera élaboré par l’UNICEF. L’Institut, qui a été mis en place l’année écoulée, devra contribuer aux efforts qui seront déployés à travers la formation, d’ici 2018, de 80 représentants de la société civile, des départements gouvernementaux et des institutions indépendantes. Un chiffre qui sera ramené à 400 d’ici 2021, selon les prévisions des deux partenaires au sein de ce plan d’action.