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Maroc

La guerre entre les taxis et Uber Maroc est loin d’être terminée. À Casablanca, cette société, qui met en relation clients et chauffeurs privés, continue de provoquer la colère des taximen, à tel point que cette «guerre» a fini par dégénérer, selon les dires des conducteurs d’Uber.

Dans une déclaration aux Inspirations ÉCO, ces derniers, qui dénoncent un comportement «mafieux» de la part de certains taximen casablancais, annoncent avoir été piégés et agressés par ceux-ci. Mohamed Laachiri, membre du bureau des conducteurs d’Uber Maroc, indique que depuis près de six mois, plusieurs chauffeurs d’Uber ont été victimes d’agression. «Les derniers incidents datent d’il y a quelques jours, au niveau du boulevard Ziraoui. Jeudi dernier, deux conducteurs d’Uber ont été frappés à coups de poing après avoir été piégés par des chauffeurs de taxis. Les auteurs de ces agressions ont dérobé les téléphones de leurs victimes pour les empêcher d’appeler du renfort. De plus, ils les ont remis aux policiers qui ont établi des PV pour transport clandestin contre les victimes, dont les voitures ont été envoyées à la fourrière», précise notre interlocuteur.

À en croire d’autres conducteurs d’Uber, toutes les agressions ont eu lieu  après 20 heures. «Seuls deux incidents se sont produits vers le coup de 14h00 et 16h00», selon Oussama, membre du bureau des conducteurs d’Uber, lequel soutient qu’il a, lui-même, été menacé par des chauffeurs de taxis. À en croire nos sources, plusieurs plaintes ont donc été déposées contre des taximen pour coups et blessures volontaires. «Ce ne sont pas toutes les victimes qui ont déposé plaintes auprès de la police.

Le comble c’est que la police refuse d’établir des PV pour les chauffeurs d’Uber, lesquels ont pourtant été victimes de ces taximen», est-il indiqué. Pour l’heure, apprend-on, aucun suspect n’a été interpellé par la police. Mais les informations qui nous ont été rapportées par des conducteurs d’Uber ont été confirmées, lundi dernier, par des sources policières. Dans un entretien téléphonique, Meryem Belkziz, directrice générale de cette société a condamné fermement les actes de violence contre les chauffeurs d’Uber Maroc. «Plusieurs conducteurs d’Uber ont été arrêtés et agressés par des taximen», affirme la DG. Celle-ci souligne, toutefois : «Certes, c’est ennuyeux pour notre activité, mais nous pensons que ce ne sont pas des actes encouragés par des syndicats de taxis ou des organisations officielles». Aux gens qui considèrent que Uber Maroc exerce dans l’illégalité, la DG d’Uber Maroc répond : «Uber Maroc travaille dans une logique de Smart City et d’innovation, ce qui correspond un peu à la vision de SM le Roi Mohammed VI. On ne peut pas dire qu’Uber est un transport clandestin. Nos chauffeurs ne prennent pas les gens dans la rue, comme le font d’ailleurs les vrais transporteurs clandestins, qui sont nombreux notamment à Ouled Ziane et à Mediouna et où personne ne vient les déranger».   

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