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Maroc

Une circulaire a été envoyée aux commerçants du Maroc afin qu’ils arrêtent la confection et la vente de burqas. L’information n’a pas été officiellement confirmée par le ministère de l’Intérieur, mais plusieurs médias font état de l’interdiction de sa commercialisation.
Selon une note écrite portant le sceau du ministère de l'Intérieur, qui circule sur les réseaux sociaux, les commerçants auraient 48 heures pour se débarrasser de leur stock, à partir du lundi 9 janvier, après quoi il sera directement saisi, rapporte le Huffington Post.

Une mesure de sécurité?

Un responsable de haut rang au sein du ministère de l’Intérieur a confirmé l’information au 360. Selon des commerçants interrogés par les derniers, «ladite décision fait suite à des raisons de sécurité, des malfrats ayant à maintes reprises utilisé ce vêtement pour perpétrer leur crime». Pour l’instant, aucune mention de l’interdiction du port de la burqa n’a été appliquée.

Les autorités marocaines ont interdit la confection et la vente de burqas, voile intégral musulman «à l'afghane» qui couvre complètement la tête et le corps, a rapporté la presse marocaine.
Le ministère de l'Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur signifiant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation de burqas à compter de cette semaine, selon plusieurs titres de la presse locale.
Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n'avait cependant été faite par le ministère.
Dans certains quartiers commerçants de Casablanca, des agents du ministère de l'Intérieur ont mené lundi des «campagnes de sensibilisation auprès des commerçants pour les informer de cette nouvelle décision, indique Médias 24.

À Taroudant, le pacha a ordonné à des commerçants qui confectionnent des burqas de liquider leur stock dans les 48 heures, et de stopper toute confection et commercialisation de ce vêtement à l'avenir, selon un document qui circule sur les réseaux sociaux, largement repris par les médias locaux.
Idem dans la petite ville de Ouislane, où le pacha a enjoint les commerçants d'arrêter dans les 48 heures la commercialisation de la burqa, qu'il qualifie de «niqab afghan», sous «peine de voir la marchandise saisie», comme le montre un autre document officiel relayé par la presse. 

 

Hammad Kabbaj et Mohammed Fizazi réagissent

Hammad Kabbaj, membre du PJD, a indiqué à Yabiladi.com qu'il «est inacceptable de défendre aux citoyennes de porter le niqab oriental, tout comme d’interférer dans sa commercialisation».

Dans une récente publication sur Facebook, ce membre du Parti de la justice et du développement estime que cette interdiction va à l’encontre de la loi et des droits de l’Homme: «Selon mon appréciation personnelle, c’est un comportement pervers des pouvoirs publics influents, les mêmes qui avaient orchestré la fameuse «manifestation de Casablanca» contre Abdelilah Benkirane».

Mohamed Fizazi ne désapprouve pas l’interdiction du moment que les Marocaines peuvent toujours porter le hijab et le «niqab marocain» largement utilisé dans des régions telles que le Sahara ou le Souss, ou encore dans la ville de Fnideq par exemple.

Il déclare que «le vêtement est une caractéristique culturelle. Je réprouve l’importation d’autres cultures qui effaceront la culture locale. Je ne suis pas obligé de porter un habit «à l'afghane», surtout que nous avons déjà le burnous ou encore la djellaba».
Le prédicateur assure ne pas comprendre la raison principale de l’interdiction de la burqa, du moins n’arrive-t-il pas à trancher sur les motivations de l'interdiction du voile intégral, oscillant entre symbole du djihadisme terroriste et atteinte aux traditions marocaines. Il ajoute: «mon épouse porte une voilette et une djellaba, et personne ne s’est jamais opposé à cela».

Pour la société civile, c’est une atteinte aux conventions internationales

L’ONDH (Observatoire du Nord des droits de l'Homme) a publié un communiqué suite à cette interdiction. L’association condamne la décision du ministère de l’Intérieur, qu’elle juge «arbitraire et portant atteinte aux droits des femmes à s’exprimer et s’habiller librement. L’habit étant un moyen d’expression de leurs identités et convictions culturelles, politiques et sociales».
L’observatoire ajoute que la décision est en contradiction avec «les conventions internationales dont le Maroc est signataire. La décision du ministère de l’Intérieur est considérée comme illégale et nulle car ne s’appuyant sur aucun texte juridique. C’est une tentative de conformisme imposé à la société marocaine par les parties derrière cette décision souhaitant attaquer la diversité et sévir contre les libertés», ajoute Yabiladi.com

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