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Maroc

Il s'agit de l'amendement portant sur l'élargissement des prérogatives de la Minurso aux droits de l'Homme dans le Sahara. Le président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-UE explique aux Inspirations ÉCO les tenants et aboutissants d'une victoire diplomatique qu'il va falloir préserver et utiliser avec intelligence. 

Le Parlement européen réuni en séance plénière a voté, hier, son rapport annuel 2015 sur les droits de l'Homme dans le monde. Cela fait une semaine que les eurodéputés débattent de ce rapport crucial avec, bien sûr, en toile de fond des groupes de pression qui poussent dans un sens ou dans l'autre. Le jeu des lobbies au sein de l'institution strasbourgeoise est tellement fort qu'un amendement hostile au Maroc a été soumis au vote, pour se voir heureusement rejeté en bloc. Ledit amendement présenté par une quarantaine d'eurodéputés avait pour objectif d'élargir les prérogatives de la Minurso aux droit de l'Homme dans le Sahara marocain.

Rappelons-le, l'ONU avait déjà tranché en faveur du Maroc à propos de cette question, mais il a fallu continuer le combat pour faire valoir la position marocaine au sein de l'institution législative européenne. Contacté par les Inspirations ÉCO, Mohamed Cheikh Biadillah, président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-UE, a expliqué depuis Strasbourg que les amis du Maroc au sein du Parlement européen ont pesé de tout leur poids pour pousser vers l'annulation dudit amendement. «C'est un fait nouveau que de voir se constituer un vrai lobby pro-marocain fort», ajoute-t-il. Digne défenseur et connaisseur de la première cause marocaine, Biadillah a souligné que cette réussite est le résultat de l'image du Maroc de la COP22, des relations intenses avec le sud du continent, un pays multiformes et ouvert sur les autres. Pour lui, les Européens ont compris que les défis de demain doivent être gérés de façon commune avec le seul pays crédible dans le sud de la Méditerranée qui est le Maroc. En effet, il y a un double acquis derrière cette réussite diplomatique, outre le rejet de l'élargissement des prérogatives de la Minurso, le Maroc a battu en brèche toute tentative d'intrusion dans le dossier des droits de l'Homme sur son sol.

Ce vote européen jouera aussi parfaitement en faveur du verdict de la Cour de justice de l'UE à propos de l’accord agricole dans le Sahara, qui sera rendu le 21 du mois courant. Rappelons-le, en décembre 2015, un arrêt du tribunal de l'UE avait conclu à l’annulation partielle de l’accord agricole concernant son application au Sahara. Le Maroc ira donc confiant avec, en poche, un argument de grande valeur offert par la majorité écrasante des eurodéputés. «Le travail de la diplomatie marocaine a donné ses fruits. Maintenant, il faut renforcer cette action pour mieux vendre l'image du Maroc dans une région où toutes les lumières s'éteignent à l'exception de celle du Maroc», explique Biadillah aux Inspirations ÉCO. Il ne faut pas non plus perdre de vue la bonne volonté du Maroc dans son rapport avec les droits de l'Homme.

Le royaume, l'on oublie souvent de le mentionner, est visité tous les 6 mois par un mécanisme onusien des droits de l'Homme. Ce sont autant d'inspections que peu de pays dans le monde seraient à même de tolérer. Le rejet par 388 eurodéputés de l'amendement en question constitue aussi un dur revers pour l'Algérie déjà à bout de nerfs suite à une diplomatie royale à fort portée économique, politique et sociale sur le continent africain. Le Maroc est en train de renforcer son leadership africain, notamment avec des actions à rayonnement mondial comme le lancement de la deuxième phase de régularisation des sans-papiers. Ceci dans un temps où le voisin algérien s'inscrit en porte-à-faux avec l'altérité que demande l'Afrique en expulsant des centaines de migrants subsahariens de son territoire. Si l'on considère les efforts du Maroc à travers le prisme des droits de l'Homme, il n'y a pas besoin de faire le comparatif avec l'Algérie qui les bafoue quotidiennement dans les camps de Tindouf.

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