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Maroc

À la veille du démarrage de la COP22 à Marrakech qui a été le lieu de rassemblement des pacifistes marocains, 41 ans plus tard elle rassemblera une trentaine de chefs d'État. Le 41e anniversaire de la Marche Verte intervient dans un contexte de consolidation de l’intégrité territoriale et de la régionalisation avancée. Le modèle de développement des provinces entre dans l’étape de la mise en œuvre en tant que prolongement africain du Maroc 

À la veille de la COP22, la célébration de la Marche Verte marque cette année un tournant dans les intentions affichées par le Maroc pour faire de ses provinces du Sud à la fois la locomotive de la régionalisation avancée et un pont vers l’Afrique. Comme à l’accoutumée, le discours royal prononcé à cette occasion fait état de feuille de route pour la diplomatie marocaine, mais également établit un état des lieux des efforts consentis pour la concrétisation graduelle du modèle de développement des provinces du Sahara. Outre la restructuration du dispositif du soutien social qui a été initié en 2015, les provinces du Sud ont enregistré les taux les plus importants de participation aux élections législatives du 7 octobre dernier, ce qui montre la forte mobilisation des habitants de ces régions autour du projet royal conçu pour le développement durable du Sahara. Au niveau régional, plusieurs mesures ont été décrétées par le souverain lors de son déplacement à Laâyoune l’an dernier, et qui renvoient essentiellement au transfert des compétences du centre vers ces régions, et qui devront être dupliquées pour les 9 autres régions du pays. «En entreprenant l'application de cette régionalisation et de ce modèle de développement, le Maroc veut donner de plus grandes chances à la recherche d'une solution définitive au conflit artificiel autour de notre intégrité territoriale», avait indiqué le souverain dans son discours prononcé à l’occasion du 40e anniversaire de la Marche Verte, l’an dernier.

La bataille diplomatique
La dernière résolution 2258 du Conseil de sécurité de l’ONU, portant sur le Sahara, n’avait pas reflété les manœuvres des séparatistes. La machine diplomatique qui tourne à plein régime, depuis l’annonce du retour du Maroc à l’UA, a également permis de remettre les pendules à l’heure et d’éviter une division au sein des membres permanents du Conseil de sécurité sur la question de l’intégrité territoriale du Maroc. Le conseil a pu aussi trancher avec toutes les tentatives de changement du mandat de la Minurso et de son élargissement à des missions non-convenues et à des actions totalement étrangères à sa raison d’être. L’option de la négociation est pour sa part sauvegardée, et permet au Maroc de mener à bien la prochaine étape qui reste toujours marquée par l’attente du mois d’avril de chaque année. Faut-il rappeler que deux sujets qui intéressent amplement le Maroc ont été esquivés jusqu’à présent par l’ONU. Le premier est la question du recensement des populations qui est perçu en tant qu’urgence, alors que le 2e renvoie au détournement de l’aide humanitaire destinée aux séquestrés des camps.

La responsabilité de l’Algérie persiste sur ce volet, avec des demandes exprimées à maintes reprises par le Maroc en vue d’assumer ses responsabilités, dans l’objectif de faciliter la recherche d'une solution politique au différend sur le Sahara marocain. Le nouveau cap diplomatique a été aussi renforcé après la participation du roi au Sommet de la CCG. Le sommet Maroc- Pays du Golfe avait en effet marqué un tournant à la fois dans le discours et les modes d’action de la diplomatie marocaine. Le souverain avait tenu à ce que l’alliance avec le CCG se hisse à un stade plus avancé après les constats amers émis à propos du climat arabe désolant, les propos et les gestes du SG de l’ONU et surtout la menace du terrorisme. «Nous vivons une période charnière entre ce que nous voulons et ce que les autres veulent que nous soyons. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de positions unies et claires rassemblant tous les pays arabes. Car, soit nous nous agrégeons les uns aux autres comme une seule entité et à l’image d’une structure bien charpentée, soit nous serons à l’inverse de ce que nous voulons être», avait conclu le souverain devant les dirigeants du CCG. 


La place du Sahara dans le nouvel échiquier environnemental
La célébration du 41e anniversaire qui coïncide avec la COP22, abritée par le Maroc, renvoie directement à la contribution des régions du Sud dans la réussite de la politique nationale intégrée pour préserver l’environnement, faire face aux effets des changements climatiques et atténuer les émissions des gaz à effet de serre, à hauteur de 32% d’ici 2030. La place du Maroc dans le nouvel échiquier environnemental s’est confirmée durant la 1re moitié de 2016 avec la forte implication royale dans la concrétisation des projets répondant aux nouvelles normes environnementales. Les jalons formés par l’adoption de la Charte nationale de l’environnement, l’activation de la Stratégie d’efficacité énergétique et la libéralisation du secteur des énergies renouvelables balisent le terrain devant l’adoption des procédures et des mécanismes d’opérationnalisation de l’Accord de Paris, dont l’adoption d’un plan d’action pour la période pré-2020 en matière de réduction des émissions, d’adaptation, de financement, de renforcement des capacités, de transfert de technologie et de transparence, notamment en faveur des pays les moins avancés d’Afrique. 

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