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L’impact des investissements publics sur les régions pour la période 2014-2016 montre une évolution de 0,4 point par rapport au PIB. Les dépenses des collectivités territoriales réalisent un taux de croissance annuel de 0,2%, soit 34% des dépenses totales des 4 catégories des collectivités territoriales.

Le PLF 2017 veut renforcer les dotations budgétaires via une répartition de plus en plus en plus équitable de l’investissement en vue d’enclencher le rattrapage des régions à faible contribution au PIB, «quoique l’emprise de certaines régions sur la majorité du PIB reste intacte», selon l’analyse faite par le département des Finances à propos de la répartition régionale de l’investissement public.

Durant la période 2014-2016, c’est bien évidemment la Région Casablanca-Settat qui a réalisé la part moyenne la plus importante du PIB avec 26,8%, suivie des Régions Rabat-Salé et Marrakech-Safi avec, respectivement, 14% et 11%. Pour l’indicateur relatif au rythme de croissance, ce sont les régions à faible contribution «qui révèlent des trajectoires les plus dynamiques sur la période 2014-2016, avec des taux de croissance plus élevés que la moyenne nationale», constate le département des Finances. Ainsi, ce sont les Régions Laâyoune-Sakia El Hamra et Eddakhla-Oued Eddahab qui affichent les moyennes les plus élevées avec, respectivement, 11,7% et 10,5%. Quant au PIB par habitant, les statistiques du gouvernement montrent qu’il a évolué de manière sensible, même si les 12 régions affichent des rythmes différents. C’est le cas pour 4 régions sur 12 qui ont un PIB/hab supérieur à la moyenne nationale, avec en tête la Région Laâyoune-Sakia El Hamra qui a enregistré le taux le plus soutenu du PIB/hab avec 8,9%, suivie des Régions Drâa-Tafilalet et l’Oriental.

À noter que le gouvernement adopte une démarche spécifique pour évaluer l’impact social des investissements régionaux, à travers un indice composte d’accès aux droits fondamentaux (IADF) «qui mériterait une attention particulière en tant que moyen potentiel d’arbitrage des décisions d’investissement et de mise en cohérence des différentes politiques publiques», souligne le rapport annexe du PLF 2017. Les divergences constatées entre les scores des 12 régions sur ce volet, ont amené le département des Finances à émettre une recommandation cruciale en vue de procéder par «une approche plus cohérente qui peut optimiser les efforts d’investissements par l’État et pour qu’ils soient au service de l’allègement des inégalités entre les territoires», selon le constat du gouvernement qui vise à redresser périodiquement le modèle économique prévalant pour le développement régional.

Le foncier régional
Les programmes lancés pour une mise à niveau intégrée des villes ainsi que les divers équipements et infrastructures de proximité ont adopté une approche visant à faire des régions «le maillon de la mise en œuvre locale des programmes de développements nationaux». Le principal fait marquant pour l’année 2015 est la concentration de plus de 85% de la surface mobilisée au niveau de deux régions, que sont Laâyoune-Sakia El Hamra et Rabat-Salé-Kenitra. Le soutien des cessions foncières en appui aux secteurs de l’Énergie et de l’Habitat a été le principal vecteur de cette concentration. Ainsi, la Région Laâyoune-Sakia El Hamra a bénéficié de la mobilisation d’une superficie de l’ordre de 3.579 ha pour la réalisation de 52 projets devant drainer un investissement de l’ordre de 4,5 MMDH. La Région Rabat-Salé-Kenitra a bénéficié, quant à elle, de 387 ha au profit de 18 projets pour un investissement projeté de l’ordre de 1,3 MMDH au profit du secteur de l’Habitat dans sa composante sociale destinée au recasement des bidonvilles et à la lutte contre l’habitat insalubre.


170 entreprises publiques agissent sur le plan régional
L’objectif déclaré des entités publiques qui agissent directement dans la réalisation des projets régionaux est «l’émergence de pôles économiques attractifs, compétitifs et générateurs d’emploi», indique le département des Finances. L’intensification des connexions entre les territoires et le renforcement de la composante logistique forment les principaux domaines d’intervention des entités publiques à vocation régionale, sans oublier la lutte contre l’habitat insalubre et le soutien au logement social. Les réalisations pour la période 2014-2016 montrent aussi une forte présence des projets agricoles en vue d’arriver au modèle de pôles régionaux. Les statistiques du gouvernement indiquent aussi que la déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle reste présente avec pas moins de 12 projets structurants qui ont été entamés depuis 2014, notamment la réalisation de la zone industrielle du nouveau port de Boujdour et la réhabilitation de la zone industrielle de Moulay Rachid à Casablanca.

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