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15-01-2019 09:07

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Maroc

Son histoire s’est révélée une véritable success story. Khadija El Kamouny a tracé son chemin avec un parcours exemplaire de réussite. Ancienne élève d’une école d’éducation non formelle de la Fondation Zakoura, sa lutte lui a valu une médaille d’or au Concours international de l’invention et de l’innovation iCAN2016, tenu le 27 août à Toronto (Canada). Membre d’une équipe de trois inventeurs marocains, elle a participé à l’invention du «Thermoelectric cooling micro inverter for photovoltaics system», dans la catégorie de «Développement vert». Il s’agit d’un micro-onduleur destiné à des applications photovoltaïques. «Nous avons travaillé pour développer ses performances et efficacité, notamment sa puissance à optimiser la conversation d’énergie photovoltaïque en énergie électrique, tout en utilisant un système embarqué très intelligent qui lui permet de tirer le maximum d’énergie solaire présente quelle que soit la variation des conditions météorologiques», explique Khadija à «Les inspirations ÉCO».

Renaître à l’espoir
Née à la commune rurale de Kridid de la province de Sidi Bennour, région de Doukkala, Khadija a raté l’école primaire pour des raisons de santé. C’est alors, à l’âge de 9 ans, après avoir repris ses forces et recouvré sa santé, qu’elle réussit à intégrer l’école de la deuxième chance, grâce au programme d’éducation non formelle de la fondation, financé par Nestlé dans le douar Oulad Taleb Said. «J’ai commencé à apprendre mes premières lettres à l’école de l’éducation non formelle de la Fondation Zakoura, qui s’est installée dans notre petit village», a-t-elle raconté. Elle s’est rattrapée, pendant ses études primaires qui n'ont donc duré que trois ans, au lieu de six. M’hammed Majjouj, responsable pédagogie et de formation à la Fondation Zakoura, témoigne : «J’ai rencontré Khadija El Kamouny, pour la première fois quand elle avait 9 ans et n’avait encore jamais été scolarisée. Elle a fait partie des enfants qui ont bénéficié de l’école de la deuxième chance dans cette région rurale. Je me souviens de sa détermination à réussir. Elle avait de bons résultats».

Khadija a, donc, réussi à rejoindre avec succès le deuxième cycle d’étude à l’école formelle, «j’ai passé mon examen final pour accéder au collège. J’ai terminé mon cycle collégial à la ville d’El Jadida. Et je fus classée première de ma promotion». Major également, elle a opté pour les «Sciences et technologies électriques» comme filière au lycée, et a obtenu son Baccalauréat en génie électrique avec mention «Bien». Elle a, par la suite, fait deux ans de classes préparatoires. Cinq ans plus tard, en 2013, elle a obtenu son diplôme d’ingénieur d’état en génie électrique, option électrotechnique.

Vers de plus hauts échelons
En décembre 2014, Khadija a obtenu le premier prix de la Conférence internationale des énergies renouvelables, CIER14, à Monastir en Tunisie. «J’ai, depuis, travaillé sur plusieurs projets dans le domaine du développement vert», a noté Khadija. En 2015, porteuse du projet «Développement d’un kit solaire pour électrifier les sites isolés», destiné à la population de l’Afrique subsaharienne en particulier, elle a été finaliste dans la compétition Africaine IPA «Innovation Price for Africa». Sa dernière distinction est sa médaille d’or, remportée à l’iCAN2016. «C’était un honneur de représenter mon pays dans une telle compétition internationale. Gagner la médaille d’or à l’iCAN est plus qu’une autosatisfaction, c’est une fierté, pour moi et pour tous les Marocains. C’est une récompense du travail continu et des énormes efforts au sein d’une équipe complémentaire appartenant à la fondation Mascir», a-t-elle témoigné.

Actuellement, Khadija El Kamouny, mère d’un enfant, est Ingénieure chef de projets à la Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation and Research (MAScIR). Elle poursuit ses études doctorales à l’École Mohammedia d’Ingénieurs, EMI. Elle prépare également, la soutenance de sa thèse dans le domaine des énergies renouvelables. Pour elle, son enthousiasme est dû à la fondation. Elle est sa famille, «elle m’a permis le départ de ma vie scolaire. C’est grâce à elle, que j’ai cette énergie de continuer jusqu’au bout». À la fondation, Khadija est considérée comme une muse pour les enfants bénéficiaires de programmes d’éducation. «Nous avons continué à suivre son parcours et nous sommes très fiers aujourd’hui qu’une ancienne élève de notre programme ENF ait si bien réussi. C’est une nouvelle success story pour nous», a ajouté M’hammed Majjouj.

En effet, la Fondation Zakoura est une association marocaine reconnue d’utilité publique, œuvrant depuis 1997 en faveur du développement humain. Elle est connue pour être active dans les domaines de l’éducation des enfants, l’employabilité des jeunes et l’autonomisation des femmes.

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