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Malek Akhmiss, comédien

Il met du cœur dans tous ses personnages qu’il vit plus qu’il n’incarne. Malek Akhmiss fait partie de ces acteurs qui séduisent les Marocains depuis des années. Rencontre avec un acteur passionné.

Visage connu du petit et du grand écran, mais aussi des planches, Malek Akhmiss enchaîne les rôles et les projets avec beaucoup de discrétion. Pour lui, il n’est pas question de miser sur l’image, la notoriété, l’artifice. Ce qui compte le plus, ce sont ses personnages, et le plateau ou la scène. Il s’y sent comme un poisson dans l’eau. Pourtant, le cinéma ne figurait pas dans son plan de carrière. Il en rêvait certes, mais il a préféré s’orienter vers un master en littérature française à la faculté de Ben M'sick. Et comme le destin finit toujours par rattraper les rêveurs, le Festival international du théâtre universitaire sera son déclic: «Le hasard fait bien les choses, le hasard des rencontres surtout! Je ne fais que de belles rencontres, je dois être né sous une bonne étoile!» confie l’acteur qui quitte sa ville natale de Casablanca pour la France afin d’y préparer un doctorat.

Cela ne lui prendra que quelques mois pour se consacrer au théâtre et intégrer le monde de la comédie à temps plein! «Quand on aime l’autre, on tend à faire ce métier! C’est en aimant l’autre, en s’imaginant entrer dans ses vies, que l’ont peut faire ce métier, sans juger bien sûr, sans penser à la couleur de peau, à la religion ou au rang social. Juste l’aimer», continue celui qui avoue que les débuts sont toujours difficiles, mais qu’il faut malgré tout s’accrocher à sa passion, travailler dur. Le comédien marocain commence son bout de chemin sur les planches avec plusieurs troupes de théâtre françaises et rentre au pays où il écume les projets à la télévision et au cinéma. «Je fais mes choix en termes de scénario et de personnage, même s’il est difficile de choisir au Maroc, tant les choix sont limités. Je me refuse d’accepter des projets que je n’assume pas ou que je ne peux défendre». C’est ainsi qu’il devient l'acteur fétiche du réalisateur Hicham Lasri, qui lui offre un rôle en or dans «The Sea is behind», celui de Tarik, qui aime se travestir. Un rôle presque muet, dans la retenue, un vrai challenge pour l’acteur qui a dû gérer son surplus d’énergie pour venir à bout de son rôle. «J’adore me mettre en danger, j’adore la difficulté! J’aime me noyer au fin fond de mes personnages. Je peux lire jusqu’à 7 fois un scénario. C’est un être vivant; plus tu creuses, plus tu découvres!». Viscéral, il ne fait jamais les choses à moitié et aime écumer les différents projets tant à la télévision qu’au cinéma: «On a cette chance au Maroc, de pouvoir jongler entre le cinéma, le théâtre et la télévision. Vu le manque de productions, il faut se renouveler et j’ai la chance d’aimer ces trois mondes.

Le théâtre c’est la base, c’est l’enchantement et le plaisir. La télévision, pour beaucoup, c’est alimentaire. Moi je ne le vois pas comme ça. Le public n’est pas dupe, il a acquis une culture de l’image grâce à l’accès à des productions mondiales. Et même si on me demande de ne pas être aussi minutieux, je le fais quand même avec toute mon âme. Et puis le cinéma, c’est autre chose, c’est comme une toile!». Celui qui est à l’affiche d'«Au pays des merveilles» de la réalisatrice Jihane Bahar, et qui vient de terminer deux projets de série qui verront bientôt le jour, se sent comme prisonnier du manque d’histoires et de manque de fond dans la majorité des films marocains. «Nous n’avons pas de vrais scénaristes au Maroc! Il est difficile d’écrire, et le raconter en image est une autre paire de manches. Il faut dissocier les deux. Et puis il faut faire participer les autres. Pourquoi les réalisateurs qui écrivent leur scénario ne les font-ils pas lire aux autres pour se challenger, débattre, s’ouvrir à d’autres idées?». L’acteur amoureux du verbe touche un point sensible, celui de l’ego. Mais sans attendre de réponse à cette question presque rhétorique, le comédien marocain continue son bonhomme de chemin en attirant des rôles forts qu’il incarnera avec toute l’humanité qui le caractérise.  

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