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Une des révélations de cette 22e édition du Jazz au Chellah, Shake Stew, groupe autrichien surprenant, a touché par son jeu passionné et riche, ponctué par la sincérité du leader du groupe: le talentueux Lukas Kranzelbinder. Rencontre d’un groupe soudé et décalé.

Sept musiciens dans le vent et dans le rythme. Ils sont jeunes et bourrés de talent. Leur fraîcheur touche et, sur scène, leur entente est presque déconcertante. Formant un groupe de Jazz autrichien, ils ont la discipline de la musique dans le sang certes, mais ont aussi hérité de rythmes et d’un groove d’une autre vie. Shake Stew est une formation décalée et riche, dont la particularité réside dans sa double session rythmique.

En effet, le groupe est constitué de deux batteurs et de deux bassistes qui confèrent une autre dimension au son, une constellations de sonorités sublimée par le saxophone alto de Clemens Salesny, le saxophone ténor de John Schleiermacher, la trompette de Mario Rome, les basses de Lukas Kranzelbinder himself et Manuel Mayr, et les batteries percussions de Niki Dolp et Herbert Pirker. Une vision unique, une formation inattendue pour un son authentique qui parcours les sonorités du monde. Leurs morceaux rappellent l’Afrique, la musique Gnaoua même.

Ce n’est pas pour rien que le leader du groupe, qui a eu l’idée de cette formation atypique, s’est mis au guembri il y a 3 ans. «Pour moi, bassiste et contrebassiste, le guembri est l’ancêtre de mes instruments, et commencer à en jouer est presque normal», explique Lukas Kranzelbinder dans un français approximatif et touchant. «Le problème c’est qu’en Autriche, personne ne joue de cet instrument. J’ai cherché partout, il n’y a vraiment personne !», s’amuse le musicien qui, à force de persévérance et animé par la volonté de s’atteler à l’instrument de toutes les traditions, se rue sur les vidéos YouTube pour apprendre. «Grâce aux voyages et aux rencontres, j’ai pu perfectionner mon apprentissage. Paris a été d’une grande aide». C’est d’ailleurs muni de son guembri sur scène qu’il sublime la rencontre avec Nabyla Maan. C’est sur une composition du groupe autrichien que le rossignol marocain a improvisé. «C’est incroyable comment Nabyla a donné de la couleur à cette chanson, avec une aisance et une facilité déconcertantes !», confie le bassiste au guembri qui a envoyé son morceau à la chanteuse et qui s’est vu remercier de la meilleure des manières: avec une fusion réussie. Et comme une rencontre est à double sens, le groupe autrichien a travaillé la version de «Shems Al Achiya» du groupe Nabyla Maan. Le résultat est rafraîchissant ! «C’est un bonheur de partager la scène avec un groupe de talent comme celui de Nabyla et Tarik Hilal. Jouer en plus au Maroc, sur une scène comme le Chellah est une grande chance pour nous», explique l’Autrichien, heureux du voyage musical. Les voyages musicaux, Shake Stew en connaissent la portée. Avec leur album «The Golden Fang», le groupe autrichien met en avant une véritable identité musicale riche de genres divers.

Le groupe ne se contente pas du Jazz classique: ils explorent de nouveaux horizons, sans pour autant dénaturer les standards. 10 morceaux d’une extrême beauté dont le groupe a présenté quelques extraits comme l’envoûtant «Moon Gang». À la fois poétique, surprenante et prenante, la musique de Shake Stew est à l’image du Jazz au Chellah, qui propose le groupe pour la première fois au Maroc: fédératrice.

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